Repas des fêtes : pour éviter de grossir, arrêtez de vous priver !

Dans 19 décembre 2022

repas de fêtes en famille

Vous cherchez le secret pour ne pas prendre un gramme en cette fin d’année ? Bonne nouvelle, nous l’avons trouvé. C’est même une diététicienne-nutritionniste de centre thermal qui nous l’a confié. Son conseil minceur : cesser de se prendre la tête.

Ah Noël… La saison des sapins, des illuminations, des cadeaux… et des ritournelles focalisées sur les calories du réveillon. Vous les avez sûrement déjà vus passer, ces articles qui vous promettent LA recette miracle pour ne pas prendre de poids pendant les fêtes, pour compenser tout le « mal » que vous allez infliger à votre foie. À L’Officiel du Thermalisme, nous en avons un tantinet ras-le-bol des discours culpabilisants. Vous aussi ? Tant mieux, rejoignez le mouvement et suivez les recommandations (très sérieuses) de Nathalie Negro, diététicienne-nutritionniste et responsable du Centre nutritionnel des thermes de Brides-les-Bains. Promis, vous allez apprécier.

Plaisir vs frustration

L’un vous plongera dans un délicieux état extatique, l’autre dans un cercle vicieux. Le premier est votre ami. Le second se traduit, toujours, par une montée exponentielle des chiffres affichés sur la balance. « Si pendant le réveillon, le corps n’obtient pas le plaisir qu’il attend tout spécialement de ce repas d’exception, il va nécessairement rechercher ce plaisir alimentaire à un autre moment », décrypte Nathalie Négro. Résultat : les excès évités le jour-J finissent anéantis à cause des boîtes de chocolat qui traînent dans la cuisine ou des gâteaux proposés par tous les membres de la famille à qui vous rendez visite. « La frustration et la culpabilité font le lit des compulsions alimentaires et du grignotage », met en garde l’experte. On se fait donc plaisir à table le soir du 24 (ou le 25, selon vos habitudes). Et le 31 aussi, cela va de soi.

Autre mauvaise idée à oublier : se serrer la ceinture une semaine avant et/ou une semaine après, pour les mêmes raisons. Déjà, parce que vous allez arriver affamé(e) et vous vous jetterez sans filtre sur les petits-fours. Ensuite, parce que l’idée reçue comme quoi on peut prendre du poids à cause d’un seul repas un peu excessive et totalement erronée.

famille pendant le repas du réveillon de noël

La légende de la graisse qui apparaît en une journée

« Je t’assure, quand je me pèse le 26 décembre, j’ai pris 2 kilos. » Vous avez déjà entendu cette phrase ? Soyons honnête, vous l’avez même peut-être déjà prononcée. Est-ce possible ? Oui, tout à fait. Est-ce le signe que vous avez « grossi » ? Pas du tout. Nathalie Négro nous le confirme : « Quand on prend 1 ou 2 kilos lors de ces repas de fêtes, c’est de l’eau. Des aliments riches et salés, associés à l’alcool, font que la répartition de l’eau entre les milieux intra et extracellulaires se modifie. » Ces transferts aqueux vont très rapidement revenir à la normale les jours suivants, si vous mangez normalement. La diététicienne-nutritionniste de Brides-les-Bains en apporte la preuve irréfutable : « Pour prendre un seul kilo de graisse, il faudrait ingérer 8 500 kcal de plus que ce que l’organisme dépense normalement. » Impossible sur un seul repas, même sur deux ou trois.

dinde farcie pour le repas de Noël

Les aliments des fêtes vous veulent du bien

Ils sont souvent diabolisés. Pourtant, les aliments que vous dégusterez cette fin d’année regorgent de bienfaits. Les huîtres, les gambas, les coquilles Saint-Jacques ? « D’excellentes sources de protéines, pauvres en matières grasses et riches en oligo-éléments comme le zinc », détaille Nathalie Négro. Le saumon ? « De bons oméga-3, des acides gras anti-inflammatoires que notre organisme n’est pas en capacité de synthétiser. » La dinde ? « Une volaille très maigre bien que juteuse, et des protéines de très bonne qualité. » Les châtaignes ? « Une excellente source de potassium. » Si vous cherchez à réguler votre tension artérielle, c’est une idée parfaite pour farcir vos volailles.

Certes, ce serait un mensonge de promettre que tout ce qui sera sur la table ce week-end sera 100 % bon l’organisme. Le foie gras, comme son nom l’indique, est très riche en matières grasses (50 à 60 %). Sachez que les foies de canards nourris exclusivement au maïs contiennent beaucoup d’Oméga 6 pro-inflammatoires. Il peut donc être intéressant de regarder les informations données par l’éleveur, en particulier si vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique. « Quelques copeaux sur un ramequin apéritif seront plus adaptés qu’une grosse tranche sur du pain dans ce cas », reconnaît l’experte en nutrition. Même constat pour les œufs de poisson qui sont très (vraiment très) salés. À surveiller si vous avez tendance à faire de l’hypertension ou à avoir du cholestérol. Une petite cuillère n’est pas interdite pour autant.

 

Vous voilà prêt(e) à profiter comme il se doit de votre réveillon avec vos proches. Comme toujours, la conclusion est que « tout est question de modération », termine Nathalie Négro. Mais puisque rien ne vous est interdit, le besoin de vous remplir la panse jusqu’à déboutonner votre pantalon devrait être bien plus modéré cette année. On fait le pari ?

Joyeux Noël à tous, et bon appétit bien sûr.


Source :

  • Entretien avec Nathalie Négro, diététicienne-nutritionniste et responsable du Centre nutritionnel des thermes de Brides-les-Bains (6 décembre 2022)

 

 

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