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Le mal de dos à l’étude

Dans Actualités, Etudes scientifiques, Santé 13 mars 2019

La lombalgie, ou mal de dos, fait partie des problèmes de santé les plus répandus dans le monde. Des chercheurs canadiens se sont intéressés à ce sujet et ont observé pendant 16 ans plus de 12 000 Canadiens. L’objectif : suivre l’évolution des douleurs lombaires. Les résultats ont été publiés en janvier dernier.

12 000 participants

Entre 1994 et 2011, les participants se sont prêtés à des entretiens tous les 2 ans. Ils ont été questionnés sur la douleur, l’activité, l’incapacité physique, l’utilisation de médicaments ou encore le recours aux soins médicaux.

Le panel a été classé en quatre groupes :

  • les douleurs persistantes,
  • les douleurs en développement,
  • les personnes en rétablissement,
  • les douleurs occasionnelles.

Résultats de l’étude

Plus de 45 % des personnes suivies ont eu mal au dos au moins une fois au cours de l’expérience. Parmi eux :

  • 18 % ont souffert de douleurs persistantes,
  • 28,1 % de douleurs en développement,
  • 20,5 % sont en rétablissement,
  • 33,4 % ont connu des douleurs occasionnelles.

Globalement, les personnes aux douleurs persistantes ou en développement ont plus tendance à prendre des médicaments ou à consulter des professionnels de santé. Concernant le groupe « en rétablissement », le recours aux opioïdes et aux antidépresseurs est de plus en plus important.

Les chercheurs tirent une conclusion mitigée. « La bonne nouvelle est qu’une personne sur cinq souffrant de mal de dos a guéri ; toutefois, ils continuent à utiliser des opioïdes et des antidépresseurs, ce qui suggère que les personnes en convalescence ont besoin d’une surveillance continue », explique le Dr Mayilee Canizares, auteur de l’étude.

Suivi des patients et sevrage médicamenteux

Sur ce point, l’étude SPECTh (Sevrage de psychotropes par éducation psychothérapique en cure thermale), promue par l’AFRETh (Association française pour la recherche thermale), a été menée par le Pr Olivier Dubois entre 2010 et 2011. Elle avait vocation à examiner l’effet de la cure thermale sur le sevrage de psychotropes auprès de patients consommateurs chroniques de benzodiazépines. Pendant trois semaines de cure, les participants ont participé à des entretiens de motivation, des entretiens psychothérapiques individuels, des séances de relaxation et des ateliers psychoéducatifs. Les résultats se sont montrés satisfaisants. Six mois après la cure, 80 % des participants avaient réduit d’au moins 50 % leur consommation.

Ainsi, à l’issue de l’expérimentation, un protocole SPECTh a été mis en place aux thermes de Saujon (17) depuis 2010. Il s’inscrit dans le cadre de l’École Thermale du Stress. Le programme repose sur des soins de balnéothérapie, une thérapie et un suivi pendant six mois. Depuis janvier 2018, il est pris en charge à hauteur de 50 % par la CNAM (Caisse nationale d’assurance maladie).

©fotolia

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