Application StopCovid : Comment ça marche ?

Dans , 28 mai 2020

Feu vert accordé pour l’application StopCovid, qui sera lancée le 2 juin prochain ! Mais en quoi consiste-t-elle réellement ? Comment s’en servir ? On répond à toutes vos interrogations.

Ça y est, après plusieurs semaines de débat, la Cnil, les députés et les sénateurs ont finalement donné leur accord pour lancer l’application StopCovid dès mardi prochain. Elle permettra d’informer les personnes qui auraient été mises en contact avec des malades COVID-19. Que vous comptiez la télécharger sur votre smartphone ou que vous soyez simplement curieux de savoir comment elle fonctionne, on est là aujourd’hui pour vous aider à y voir plus clair sur ce nouvel outil.

Pourquoi avoir mis en place une application de « suivi de contacts » ?

L’objectif de StopCovid ? Pour le ministère de l’Économie, il s’agit « d’apporter une aide complémentaire au travail des médecins et de l’Assurance maladie pour identifier les “personnes contacts” et les prendre en charge ». Des listes de contacts plus exhaustives pourraient être établies grâce à l’application puisqu’elle identifiera des personnes testées positives hors de leur cadre familial ou amical, mais surtout des individus inconnus que vous aurez croisés dans des lieux du quotidien, comme les transports en commun.

Concrètement, comment ça fonctionne ?

Que vous possédiez un système Android ou iOS, vous pourrez télécharger l’application. Pour l’utiliser, activez votre Bluetooth, qui recensera les contacts entre les utilisateurs. Un identifiant chiffré anonyme sera attribué à votre smartphone, qui changera au fil du temps afin d’empêcher d’établir un lien entre vous et votre identifiant.

© economie.gouv.fr

Maintenant, petite mise en situation… Imaginons que vous partiez acheter votre pain (après avoir activé le Bluetooth sur votre téléphone). Vous faites la queue et restez pendant au moins 15 minutes à 1 mètre de distance d’un ou plusieurs individus qui utilisent également l’application. Votre téléphone mobile se chargera à ce moment-là d’enregistrer les identifiants anonymes des personnes autour de vous. 

Si l’une des personnes qui se trouvaient dans la file d’attente avec vous a été déclarée positive au COVID-19 et qu’elle l’a renseigné sur l’application, vous serez mis au courant de manière automatique. Dans ce cas-là, vous serez invité à consulter rapidement votre médecin traitant, en mesure de vous prescrire un test.

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Autre cas de figure : si vous n’avez reçu aucune alerte, mais que vous constatez des symptômes quelques jours plus tard et êtes testé positif au COVID-19, vous aurez la possibilité d’importer un QR code dans l’application, fourni par le laboratoire. Il permettra ainsi de prévenir les utilisateurs que vous avez croisés dans les deux semaines précédentes qu’ils ont été mis en contact avec un malade COVID-19.

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Serez-vous obligé de télécharger l’application ?

Si vous êtes réticent à l’idée d’avoir recours à cette application, pas de panique, elle n’est pas obligatoire. Son téléchargement et son utilisation se feront uniquement sur la base du volontariat.

Le secrétaire d’État chargé du Numérique ajoute d’ailleurs : « Cela veut dire que non seulement c’est vous qui décidez si vous téléchargez [l’appli], mais nous nous sommes engagés à ce qu’il n’y ait aucune contrepartie. C’est-à-dire qu’on ne vous offre aucun avantage ou vous n’avez aucune interdiction qui est liée à l’utilisation de l’application ». Vous ne bénéficierez d’aucune diminution des restrictions du déconfinement si vous vous servez de l’application, ni d’une augmentation de la limitation de déplacement de 100 km à 150 km, comme certains ont pu le croire.

© Gustavo Fring/Pexels

Vos informations personnelles sont-elles en danger ?

Vous êtes très certainement nombreux à vous poser cette question… Eh bien, techniquement, vos données personnelles sont protégées, puisque que la liste établie ne contiendra que des identifiants anonymisés et chiffrés, et non les noms des personnes déclarées malades. 

Cependant, la Cnil précise qu’il demeure bien « un lien entre les pseudonymes et les applications téléchargées, chaque application étant elle-même installée sur un terminal, qui correspond généralement à une personne physique déterminée ». Le gouvernement et l’Institut de recherche en informatique français (développeur de l’application) doivent ainsi s’assurer qu’aucun lien susceptible d’identifier son utilisateur ne pourra être établi entre le pseudonyme chiffré et les caractéristiques de smartphone.

Quelles sont les limites de l’application ?

Pour que l’objectif de l’application StopCovid soit rempli, il faut qu’elle soit utilisée par le plus grand nombre possible, au moins 80 % ou plus de la population, selon l’association La Quadrature du Net. « 25 % des Français ne possèdent pas de smartphone, et ce taux est plus élevé chez les plus de 70 ans », explique la présidente de la Cnil. Or, les personnes âgées risquent davantage de contracter le coronavirus.

De plus, l’outil sous-entend que chaque détenteur de téléphone portable puisse le garder sur lui toute la journée, avec la fonction Bluetooth activée, après avoir bien évidemment accepté de télécharger l’application.

Et vous, pensez-vous utiliser l’application StopCovid ? Exprimez-vous dans les commentaires !

© Photo à la une : Freepik

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