PLFSS 2027 · APPEL À TÉMOIGNAGES

La parole est à vous, aux malades chroniques, qui vivez la réalité de la cure thermale

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit des évolutions de la prise en charge des cures thermales, actuellement discutées au Parlement. Après l’Assemblée nationale, le texte sera examiend par le Sénat à partir du 9 novembre.

Au-delà des chiffres et des arbitrages budgétaires, la médecine thermale est avant tout un parcours de soins qui vous est indispensable, et cela pour près de 500 000 personnes qui y ont accès.

L’Officiel du Thermalisme vous donne la parole et rassemble ces témoignages pour faire entendre VOTRE voix : celle qui vit les bénéfices de la cure au quotidien. Racontez-nous comment les soins agissent sur votre santé, votre consommation de médicaments ou votre autonomie.

Au Sénat : examen à partir du 9 novembre, vote le 18 novembre

Suivre le dossier PLFSS 2027 au Parlement

103

témoignages déjà reçus

Les curistes témoignent

Chaque témoignage est relu par la rédaction avant publication. Il est signé du prénom et de l'initiale du nom de son auteur, qui a donné son accord, avec son âge et sa station de cure lorsqu'il les a indiqués.

J’étais une lombalgique chronique, percluse d’arthrose aux mains et aux genoux, avec une prothèse du genou gauche. J’avalais des anti-inflammatoires et j’enchaînais les séances de kiné. Depuis que je vais en cure, environ 15 ans, je ne prends plus de médicaments antidouleurs, plus de séances de kiné, et ma démarche est plus assurée. J’effectue ma cure fin septembre, début octobre : vivant en Normandie, je gagne trois semaines de soleil pour aborder l’hiver.

Maryse B., 85 ans

Curiste à Dax

Je suis curiste depuis 21 ans, non par choix de me faire « bichonner » pendant 3 semaines mais par nécessité médicale. Au lieu de prendre un traitement journalier de mon traitement de fond à 65 € pour 2 semaines, j’ai réduit à un flacon à 65 € tous les deux mois et je suis « large ». De plus, pas d’hospitalisation à plus de 1 000 € par jour. Expliquez-moi où est l’économie par rapport au coût de la cure thermale ! Et moi, je suis une petite asthmatique.

Sylvie D., 67 ans

Curiste à La Bourboule

Comme je ne peux plus prendre de médicaments, la cure m’aide à moins souffrir, à vivre et à bouger au quotidien au long terme. Et la chaleur de Dax me réchauffe physiquement et moralement. Si les cures ne sont plus remboursées, je ne pourrai pas les prendre en charge chaque année. Je déplore cette éventualité qui privera les patients des bénéfices indéniables de ces cures.

Geneviève L., 65 ans

Curiste à Dax

La cure thermale est bénéfique sur l’arthrose des genoux, poignets et dos. Sans cure, je pense avoir plus de difficultés à passer les mois d’hiver. Avec une petite retraite, je ne pourrai pas payer la cure en plus de l’hébergement et du trajet. Donc, si cette réforme est votée, plus de cure pour moi. Et je pense que cela sera progressivement la fin des cures thermales.

Pascale B., 62 ans

Curiste à La Léchère

J’effectue des cures thermales depuis plusieurs années. Faire une cure est très important pour moi, elle me permet de me rééquilibrer et de mieux dormir. Je suis allée en cure à Saujon, spécialisée dans les affections psychosomatiques, ayant de gros problèmes de démangeaisons inexpliquées que mon médecin met sur le compte de la nervosité et de mon état anxieux. Ce serait une hérésie de supprimer le remboursement des cures qui, même si elles entraînent des frais (déplacement, location d’un appartement), amènent un mieux-être et moins de prise de médicaments.

Evelyne S., 76 ans

Curiste à Saujon

Une cure remplace tous les médicaments avec leurs contre-indications, un vrai moment pour soi et pour se concentrer sur les soins. Plus on fait de cures, mieux on se porte. J’ai fait des cures et je peux en témoigner. Je souhaite en faire d’autres mais je crains le pire financièrement alors que je cotise depuis 49 ans à la Sécu. Mes parents souffraient beaucoup et leurs moyens financiers ne leur permettaient pas de faire des cures. Ça les aurait pourtant soulagés. Maintenant, c’est trop tard !

Brigitte G., 66 ans

Curiste à La Preste

Ma quatorzième cure. Un bienfait difficilement estimable à tous les niveaux. La preuve : absence de cure pendant le Covid, l’année suivante fut très difficile pour ma santé. Sans remboursement, je suis dans l’impossibilité de financer une cure, sachant que j’ai à ma charge l’hébergement, un peu abusif dans les stations, ainsi que le transport.

Jean M., 75 ans

Curiste à Le Mont-Dore

Les bienfaits de la cure annuelle MCA + RH sont indéniables et me permettent un bien meilleur état de santé en attendant celle du millésime suivant. La consommation médicamenteuse est désormais stabilisée, voire diminuée, suite à trois cures annuelles à Bourbon-Lancy qui ont suivi 3 cures à Royat, ce qui n’était pas le cas auparavant. Pour ce qui est de ce projet de baisse des remboursements de la Sécu, j’y suis totalement opposé, d’autant plus que ma mutuelle m’a déjà « sucré » le forfait cure thermale de mon contrat de 100,00 €, ce qui rend d’ores et déjà un reste à charge de plus en plus important.

Michel S., 82 ans

Curiste à Bourbon-Lancy

Je vis avec un Covid long depuis plus de 3 ans. Celui-ci me limite grandement dans ma vie quotidienne. J’ai un épuisement intense quasi permanent qui est accentué par la moindre activité, qu’elle soit physique, cognitive ou sociale. À cela s’ajoutent des douleurs et raideurs diverses. J’ai fait une 1re cure sans trop y croire et j’ai vu une telle amélioration de mon état général qu’un mois après mon retour je réservais déjà pour l’année suivante. Quand les effets de la cure commencent à s’estomper, après quelques mois, j’attends impatiemment de pouvoir y retourner. Ne plus pouvoir faire de cure serait pour moi un recul dans la maladie qui me semble maintenant impensable.

Béatrice H., 49 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

Je suis curiste depuis 20 ans. Et depuis toutes ces années, je n’ai pas consulté une seule fois pour des douleurs d’arthrose ni pris un seul anti-inflammatoire ! Il est évident que si les remboursements ne sont plus d’actualité, je n’irai peut-être plus en cure et ce sera un retour aux multiples visites chez le médecin et un retour de prises d’anti-inflammatoires. Je ne crois pas que la Sécurité sociale sera gagnante... Sans oublier les arrêts de travail pour les personnes encore en activité !

Catherine L., 70 ans

Curiste à Gréoux-les-Bains

Depuis que je fais des cures (4 ans), je ne fais plus de séances de kinésithérapie et je ne prends quasiment plus d’anti-inflammatoires. Je suis outrée par ce projet de diminution de remboursement. La cure thermale coûte moins cher que des séances de kinésithérapie et n’abîme pas l’estomac comme les médicaments.

Lucette G., 70 ans

Curiste à Barbotan-les-Thermes

Les bienfaits des cures thermales après une opération du genou et du dos : je prends moins de médicaments, je me sens mieux et j’ai repris une activité physique. Sans curistes, la ville serait morte, on a déjà connu ça pendant le Covid, des magasins ont fermé, plus de personnes au chômage... Les soins sont reconnus par la Sécurité sociale, des études ont été faites, ce n’est pas du luxe !

Nathalie C., 56 ans

Curiste à Lons-le-Saunier

Depuis plus de 40 ans, je fais des cures double orientation rhumatologie et ORL. Ma santé est bien meilleure, plus d’antibiotiques, plus de cortisone. Souffrant d’arthrose, les applications de boue et autres soins me font beaucoup de bien. Dommage toutefois que ces applications ne soient que de 9 jours au lieu de 18 comme avant à Luchon. Un remboursement restreint me pénaliserait vraiment.

Michelle S., 75 ans

Curiste à Bagnères-de-Luchon

Souffrant d’arthrose depuis l’âge de 45 ans, j’ai pu profiter de cures pendant 10 ans et j’ai depuis retrouvé une facilité de marche ainsi qu’une meilleure préhension du pouce. Suite à un cancer, j’ai changé de lieu de cure et j’ai découvert de nouvelles pratiques, des séances de kinésithérapie très efficaces, des conseils, des soins personnalisés. En conclusion, ces cures me permettent de vivre 6 à 8 mois sans souffrance.

Marie-Christine B., 55 ans

Curiste à Eugénie-les-Bains, Dax et La Roche-Posay

Depuis 5 ans, je fais une cure de 3 semaines tous les ans pour mes rhumatismes. Je suis en ALD depuis 7 ans. Cette cure est nécessaire afin de réduire mon traitement hebdomadaire (piqûres de méthotrexate), dose plus faible après la cure grâce aux bienfaits de l’eau thermale. Cette cure annuelle fait partie de mon traitement afin de rester le plus mobile possible. Ce changement pourrait m’obliger à y renoncer, donc à avoir un traitement médical plus coûteux.

Jérôme D., 65 ans

Curiste à Molitg-les-Bains

J’ai suivi ma première cure cette année à Cambo-les-Bains. Les soins prodigués me font du bien à plusieurs niveaux : arthrose des mains, douleurs dorsales, problème de nerf sciatique. J’espérais y retourner l’année prochaine pour poursuivre le traitement et éviter la prise de médicaments, en lien avec les bienfaits de la cure. Malheureusement, la baisse de la prise en charge par la Sécurité sociale ne me permettra pas d’y retourner. Je déplore cette perspective, si elle est appliquée, qui va toucher un grand nombre de personnes comme moi. Et je ne suis pas sûre des économies réalisées par la Sécurité sociale, avec une évolution dans la prise de médicaments du fait de l’absence des soins en cure thermale. J’espère que ce projet ne verra pas le jour.

Sylviane B., 68 ans

Curiste à Cambo-les-Bains

Bien évidemment, nous sommes inquiets concernant l’éventuel déremboursement d’une partie de la cure. Nous attendons pour réserver la cure ainsi que l’hôtel, nous ne savons pas si nous pourrons y retourner. Grâce à notre cure, nous ne prenions plus de médicaments liés à nos affections ; si nous devions reprendre ces médicaments, ça coûterait plus cher à la Sécurité sociale ! Il y a quelques années, j’avais fait le calcul. Et pour les villes de cure, ça va être un énorme manque à gagner.

Nicole et Jack P., 78 ans

Curiste à Saint-Paul-lès-Dax

Les personnes ne feront plus de cure mais devront faire régulièrement de la kiné et prendre des anti-inflammatoires, ce qui coûtera encore plus cher. Et pour les personnes qui ont des problèmes respiratoires et toutes les autres maladies, qu’il faudra compenser d’une manière ou d’une autre, je me demande où seront les économies, sans compter des emplois supprimés dans les stations de cure. Je suis pleine d’arthrose et la cure me permet de ne pas prendre de médicaments, ou très rarement.

Armelle P., 73 ans

Curiste à Saint-Amand-les-Eaux

Ma cure est un moment très attendu, c’est le seul moment où je ne m’occupe que de moi. Les bienfaits de la cure me durent pour la nouvelle année : moins de douleurs et surtout plus de médicaments. J’ai très peur de ce déremboursement, déjà qu’il n’y a plus les transports ni le logement. La dépression me guette si je ne peux plus faire ma cure à cause de ma « petite retraite ».

Martine D., 72 ans

Curiste à Bagnères-de-Bigorre

Rien ne remplace les bains et les douches d’eau thermale, en termes d’hydratation et d’assouplissement des cicatrices. Je recommande vivement les massages sous eau qui représentent un grand bienfait pour lutter contre les adhérences des cicatrices (on ne peut soi-même se masser aussi efficacement).

Marie-Agnès C., 66 ans

Curiste à Avène

Nous allons en cure (rhumatologie) depuis 2014, à Saint-Lary-Soulan, puis à Salins-les-Bains depuis plusieurs années ; cela nous fait le plus grand bien pour tous nos problèmes articulaires et d’arthrose. Nous serions contraints d’y renoncer si les remboursements venaient à être supprimés.

Jean-Claude et Charline C., 71 ans

Curiste à Saint-Lary-Soulan et Salins-les-Bains

Les cures que j’ai suivies pour de l’arthrose me permettent d’éviter une consommation de médicaments et me permettent de garder une bonne mobilité des articulations. C’est important d’anticiper plutôt que de soigner plus lourdement.

Christine G., 66 ans

Curiste à Rochefort

Mon médecin traitant m’a conseillé une cure thermale pour soulager les douleurs ressenties en raison d’un problème d’arthrose de la hanche. Je m’en porte bien et je serais désolée de devoir désormais renoncer à ces soins en raison de problèmes financiers.

Roselyne V., 74 ans

Curiste à Châtel-Guyon

Depuis quelques années, je fais des cures aux thermes de Néris et je peux vous affirmer que le bénéfice tiré est non mesurable. Car lorsque j’arrive, en début de cure, je suis très aphasique, lente dans ma démarche et mes gestes, très ankylosée et très fatiguée... Après ma cure, et surtout grâce à elle, je repars remise en état et requinquée pour au moins 3 à 4 mois et, cerise sur le gâteau, je diminue mes médicaments et mes aides médicales car je peux faire plus de choses et répondre à plus de sollicitations. Le travail et les soins de la cure sont bénéfiques et remettent mon moral au top. Merci à la cure et au personnel soignant et aidant.

Françoise C., 76 ans

Curiste à Néris-les-Bains

Tout simplement une amélioration de mon état de santé ! Réduisant considérablement une prise de médicaments antidouleur, anti-inflammatoires ! Réduisant aussi les consultations chez le rhumatologue pour mon cas ! Ce que l’on nous propose par rapport à la baisse des remboursements, en ce qui me concerne, c’est l’arrêt, par rapport au coût financier que ça représente.

Jean-Noël D., 68 ans

Curiste à Bains-les-Bains et Châteauneuf-les-Bains

Depuis 25 ans que je fais cure à Cauterets, je ne prends pratiquement plus de médicaments. En cas de baisse du remboursement de la Sécu, je n’aurai pas les moyens financiers de continuer ma cure. Moins de remboursement + dépassement d’honoraires + logement.

Annie C., 74 ans

Curiste à Cauterets

J’ai effectué ma première cure thermale juste après mon cancer du sein et elle a été bénéfique pour mes cicatrices importantes. Et en plus, vu les échanges entre curistes et les ateliers spécifiques et adaptés, j’ai retrouvé le moral avec beaucoup d’espoir pour l’avenir. Nous savons très bien que le moral est très important lors d’un cancer. Je suis revenue transformée après cette cure, physiquement et moralement.

Dominique S., 68 ans

Curiste à La Roche-Posay

Depuis que je suis à la retraite, je réalise une cure de trois semaines chaque automne. Ayant de sérieux problèmes d’arthrose et d’articulations depuis plusieurs années, je suis soulagée suite aux cures et je n’ai plus recours à un kiné ni aux anti-inflammatoires.

Blanche H., 74 ans

Curiste à Santenay

La cure nous apporte beaucoup de bien, pour mon épouse et moi. Elle nous permet de vivre sans se faire prescrire des médicaments, et avec moins de séances de kiné. Il est évident que si la prise en charge de nos soins par la caisse de Sécurité sociale baisse, nous n’irons plus en cure.

Jean F., 75 ans

Curiste à Neyrac-les-Bains

La cure m’apporte un soulagement total des douleurs articulaires des mains et m’évite probablement la prise de médicaments ainsi que des troubles psychiques. Ce serait une grave erreur de réduire le taux de remboursement !

Jean-Louis V., 67 ans

Curiste à Royat

Je souffre de rhumatisme chronique depuis 13 ans. Je suis rentrée en cure pour la 1re fois il y a 2 ans. Les soins m’ont apporté beaucoup de soulagement durant le reste de l’année et m’ont permis d’éviter le recours au dermatologue et même de ne plus prendre de cortisone pour me soulager. Si ces soins devaient être pris à ma charge, je serais dans l’impossibilité de poursuivre mes cures.

Marie J., 63 ans

Curiste à Digne-les-Bains

Lire 72 autres témoignages

Chaque année, j’attends ce moment avec impatience. C’est une période durant laquelle je peux prendre soin de moi. Les soins atténuent mes douleurs et me permettent d’atténuer les douleurs de l’hiver. Un soulagement, et en même temps une prévention pour les années à venir. Plus de prévention et moins de soins curatifs pour plus tard, voire une prévention pour un handicap. J’espère vivement pouvoir continuer ces traitements et cures.

Catherine A., 70 ans

Curiste à Dax

Je fais une cure thermale pour les voies respiratoires et, grâce à la cure thermale, je ne suis plus malade l’hiver. Je ne trouve pas normal de baisser la base de remboursement car si on ne peut plus faire de cure, on va retourner chez le médecin plus souvent, alors que la cure, c’est 1 fois par an. Merci d’en prendre bonne note.

Françoise R., 60 ans

Curiste à La Bourboule

Si les cures thermales ne sont plus remboursées, je ne crois pas pouvoir y retourner. 3 semaines par an pour un bien-être pour affronter l’année qui reste m’est nécessaire. Ce ne sont pas des vacances. De plus, j’économise toute l’année pour payer la location qui n’est pas remboursée, et quelques soins supplémentaires payants. Je le répète : la cure thermale n’est pas de tout repos, ce sont des soins utiles qui ne m’empêchent pas d’aller au centre antidouleur, mais ce ne sont pas des vacances pour moi. C’est vital et épuisant mais j’en ai vraiment besoin.

Sylvie P., 67 ans

Curiste à Bourbon-Lancy

La cure est importante pour la santé articulaire, le travail effectué, la remise en forme et les rappels pour une meilleure prise en charge de notre corps (moins de prise de médicaments, retour à la mobilité...). Aussi, un déremboursement partiel fera qu’un nombre important de curistes resteront seuls face à leur maladie. Même en ayant une retraite relativement correcte, la cure coûte chaque année plus cher. Une prise en compte de nos douleurs est tellement précieuse dans nos années à venir pour mieux les appréhender…

Brigitte L., 73 ans

Curiste à Gréoux-les-Bains

Chaque année, je bénéficie d’une cure en rhumatologie qui me fait un bien fou. L’arthrose ne guérit pas mais la cure soulage les douleurs pour quelques mois. En plus, cela fait du bien moralement, ce qui n’est pas négligeable, les douleurs entraînent forcément un mal-être souvent profond. Un séjour en cure a un coût (logement, transport) : pas sûre de pouvoir continuer si trop de frais sont à notre charge !

Béatrice T., 71 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

Je fais une cure voies respiratoires et rhumatologie. Pour moi, la cure est indispensable et me fait beaucoup de bien, et pendant de nombreux mois par après je me sens en forme. Étant veuve, une diminution du remboursement ne me permettrait plus de suivre ma cure annuelle et m’obligerait à passer à la case médecin et médicaments.

Claire L., 78 ans

Curiste à Le Mont-Dore

Il ne faut pas considérer la cure thermale seulement du point de vue du curiste mais globalement. Les villes de cure ne sont pas toujours des grandes villes mais au contraire des villes moyennes ou même petites. Les curistes permettent à ces villes d’avoir un tissu économique, des commerces, des emplois, des équipements qui n’existeraient peut-être pas sans les curistes, bref, de vivre. En dehors de cela, suivre une cure évite de prendre certains médicaments, c’est connu. Enfin, du point de vue du curiste, la cure permet de sortir de chez soi, de suivre un rythme différent, de diversifier ses contacts et de découvrir d’autres points de vue tant sur le plan humain que géographique et cela ouvre l’esprit. Préservons nos cures !

Sylvette G.

Curiste à La Léchère

Depuis 8 ans maintenant je vais en cure. Je suis passée de douleurs constantes nuit et jour qui m’avaient fait perdre le sommeil, à des nuits plus paisibles, en diminuant presque tous les médicaments. De plus je pense que la plupart des villes et des régions qui abritent des centres thermaux disparaîtraient, vu le nombre de personnes et de commerces que cela fait vivre.

Françoise C.

Curiste à Lamalou-les-Bains

Cela fait 2 ans que je vais en cure et depuis, les douleurs dorsales et cervicales ainsi que les maux dus à l’arthrose me font moins souffrir, et cela m’évite de prendre des médocs. Un bien-être que l’on ne peut satisfaire autrement et, croyez-moi, ce ne sont pas des vacances car nous sommes bien fatigués en fin de cure et avons besoin de nous reposer après cette dernière.

Yolande L., 74 ans

Curiste à Cambo-les-Bains

J’ai découvert les bienfaits de la cure récemment, je suis à ma deuxième année et je ne trouve que des côtés positifs à cette parenthèse bien-être. On arrive à un âge où la vie, nos professions, nos maladies nous font ressentir que notre corps ne suit plus aussi vaillamment nos envies. Nous avons besoin de ce court et intense moment que nous procure la cure pour retrouver une énergie physique comme morale et repartir confiants et apaisés pour une année abordée avec moins de douleurs physiques et morales.

Isabelle C.

Curiste à Vittel

J’avais de nombreux problèmes ORL, mon docteur m’a prescrit des cures thermales et depuis, plus aucun symptôme. Oui, les cures sont essentielles. Si ce décret aboutit, la fréquentation sera moindre mais, d’un autre côté, les personnes malades prendront des médicaments qui reviendront plus cher à rembourser qu’une cure thermale.

Yvonne L.

Curiste à Allevard

Chaque année depuis 8 ans, j’attends avec impatience le moment d’aller en cure. Je souffre d’arthrose du dos mais aussi des genoux et des poignets. J’ai eu 2 prothèses de hanche pour cette même raison. Ces trois semaines de soins adaptés à ma pathologie me font beaucoup de bien au physique comme au moral. Les massages, applications de boues, bains, etc. me détendent et évitent que je prenne des antidouleurs. C’est pourquoi je serais vraiment désolée et mécontente si je ne pouvais plus en bénéficier. Je pense aussi à ces personnes qui nous soignent ainsi qu’aux commerçants qui nous accueillent chaleureusement et se retrouveraient délaissés sans cette activité. Non, ce n’est ni un privilège ni inutile quand on a cotisé pendant plus de 40 ans !

Jacqueline D., 75 ans

Curiste à Bagnères-de-Bigorre

Je souffre de douleurs permanentes du dos suite aux fractures de vertèbres mal soignées ainsi que d’arthrose aux mains et aux chevilles. La cure me soulage et me permet de prendre moins de médicaments.

Arlette L., 76 ans

Curiste à Saint-Paul-lès-Dax

La cure nous procure, à mon épouse et à moi, un confort qui dure une année. S’il n’y a plus de remboursement, nous ne pourrons plus aller en cure et nous irons nous soigner chez le kinésithérapeute, ce qui ne représentera pas d’économie, et je dirais que nous reviendrons plus cher à la Sécu. De plus, nous serons peut-être obligés de suivre un traitement médical qui aura aussi un coût, sans compter les honoraires supplémentaires dus aux visites plus régulières chez le médecin.

Michel V., 76 ans

Curiste à Barbotan-les-Thermes

Sujette à de l’arthrose aux mains, cervicales, hanche, lombaires, la cure RH me permet de passer des mois moins douloureux et d’améliorer mon état, de prendre bien moins de médicaments avec les effets secondaires qui vont avec... Alors pour moi, moins de remboursement thermal entraînerait sûrement une « non-cure », faute de moyens. Mais d’autres curistes seront dans le même cas... ce qui entraînerait une sous-fréquentation des centres thermaux, et une gestion difficile pour eux, voire des fermetures ou des regroupements... Je suis évidemment contre la baisse des prises en charge.

Martine F.

Curiste à Cauterets, Le Mont-Dore et Cambo-les-Bains

Mes cures thermales de 3 semaines conventionnées m’aident beaucoup à soulager mes douleurs et gênes liées à ma maladie auto-immune (lichen plan buccal) ; j’en fais depuis 2012 ; cela me permet de prendre moins de corticoïdes toute l’année. Je cotise depuis près de 37 ans à la Sécurité sociale par le biais de mon salaire ; vu les sommes concernées sur cette période, j’estime, comme beaucoup d’autres, avoir participé au financement des soins qui me concernent. De plus, pendant ces 3 semaines, je consomme sur place et permets de faire vivre économiquement des petites villes (commerces, restos, tourisme en général).

Laurent A., 59 ans

Curiste à Avène, La Roche-Posay et dans d'autres stations

C’est un moment très important pour moi, afin de bénéficier de tous les soins de rhumatologie. On ne fait pas cela gratuitement non plus puisqu’il faut réserver 3 semaines de location et le trajet en plus. Mais les bienfaits d’une cure sont très importants pour ma santé, j’en ai réellement besoin.

Brigitte S., 65 ans

Curiste à Rochefort

Tous les ans, j’ai fait une cure thermale RH AU, qui me soulage pendant une partie de l’année et qui m’évite de prendre des anti-inflammatoires pour mes douleurs au dos et aux membres inférieurs et supérieurs. Les bienfaits de la cure se font ressentir une grande partie de l’année après.

Jeannine L., 79 ans

Curiste à Eugénie-les-Bains

Je peux témoigner du bienfait des cures thermales que je pratique depuis 5 ans pour des douleurs d’arthrose et de lombalgie. Sans les cures je prendrais plus de médicaments et serais sans doute moins mobile.

Nicole G., 68 ans

Curiste à Aix-les-Bains

Ma 1re cure était cette année. Cure ORL et dermato, spécificité Covid long. Ça m’a fait un bien fou : plus de douleurs musculaires ou articulaires, réapprendre à respirer, retrouver un minimum d’énergie. J’attendais avec tellement d’impatience l’an prochain pour y retourner. Je n’ai que ça pour me soigner ! Y a rien pour aider les Covid longs. J’étais tellement contente d’avoir trouvé quelque chose et d’avoir repris un peu de forces. Ben là, ma vie va s’écrouler. Je suis à nouveau abandonnée.

Stéphanie D., 47 ans

Curiste à Saint-Gervais-les-Bains

J’ai besoin de la cure chaque année. Pleine d’arthrose, ça me soulage beaucoup. Si c’est moins remboursé, je me passerai de cure. Depuis que je fais des cures, plus de traitements, plus d’infiltrations.

Annie D., 73 ans

Curiste à Bourbon-l'Archambault

La cure me procure un apaisement, un bienfait sur les douleurs physiques mais aussi psychologiques. Une écoute, un accompagnement enfin accordés aux personnes malades.

Sabine L., 46 ans

Curiste à Morsbronn-les-Bains

Accident et longue immobilisation, douleurs et prise de poids. Les cures successives m’ont permis une stabilisation du poids et un soulagement des douleurs articulaires sans prise de médicaments !

Sylvie L., 71 ans

Curiste à Brides-les-Bains

Pourquoi je choisis depuis deux ans de faire une cure ? La raison est simple. Cela m’évite de prendre des anti-inflammatoires et des IPP (protection de la muqueuse de l’estomac) et de faire des infiltrations de corticoïdes, sans compter les séances de kiné toute l’année. Je passe un hiver plus doux avec des douleurs articulaires moins vives (je souffre d’arthrose de la tête aux pieds). Je rajouterai également que faire une cure de 21 jours, c’est long, cela mobilise du temps et, même à la retraite, le temps est important. C’est un effort de consacrer 21 jours à la cure, ce ne sont pas des vacances ! Par ailleurs, il faut compter les frais de transport (train ou location de voiture) plus l’hébergement. Si la Sécurité sociale se désengage, il sera impossible pour moi et mon mari (lui souffre d’une affection respiratoire) de continuer à faire des cures. Je pense que je n’ai pas abusé de ces prestations car cela fait deux ans que nous avons commencé à faire les cures, mon mari et moi.

Louise R., 68 ans

Curiste à Jonzac et Le Mont-Dore

Les cures thermales soulagent mes rhumatismes, je prends beaucoup moins de cachets et j’arrive à mieux bouger, à faire de l’exercice, ce que je ne pouvais pas faire.

Marie-Paule H., 63 ans

Curiste à Bagnoles-de-l'Orne

La cure pour les intestins m’a permis de pratiquement supprimer les traitements d’antibiotiques que je devais prendre chaque mois, avec tous les effets secondaires qui en découlent. D’une quinzaine de crises par an très douloureuses, j’en fais aujourd’hui 1 ou 2 maximum, et tellement moins fortes.

Myriam C.

Curiste à Châtel-Guyon

Je viens de commencer cette année et, pour moi, c’est un confort pour mes articulations. J’ai arrêté les médicaments, et pourquoi arrêter ce qui fait du bien ?

Michelle V., 70 ans

Curiste à Castéra-Verduzan

La cure thermale est primordiale pour notre santé et nous procure beaucoup de bienfaits physiques et moraux. C’est une nécessité absolue pour l’arthrose.

Belkheir C., 77 ans

Curiste à Thonon-les-Bains

Après un cancer du sein avec récidives pulmonaires et lymphœdème du membre supérieur, les cures à Luz m’ont permis d’acquérir les bonnes connaissances pour une prise en charge autonome de mon lymphœdème (nota : nous payons un supplément). Entre les traitements, et notamment cette année après une série de chimio particulièrement fatigante, j’ai pu gérer une reprise d’activité physique de façon sécurisée dans l’établissement thermal.

Catherine P., 70 ans

Curiste à Luz-Saint-Sauveur

J’ai de l’arthrose cervicale, des douleurs récurrentes, ainsi que des douleurs à une cheville suite à une fracture. Cette cure me permet de prendre moins de traitements par médicaments. Pour moi, ce déremboursement aura des conséquences sur ma venue en cure, je ne pourrai plus me permettre de venir.

Brigitte G., 67 ans

Curiste à Saint-Amand-les-Eaux

Je fais régulièrement des cures thermales, et cela depuis de nombreuses années, tant en rhumatologie qu’en voies respiratoires, et après les cures, pendant plus de 6 mois, je baisse les doses de médicaments : très peu d’asthme, de crises rhumatismales et de fibromyalgie. Une meilleure qualité de vie. Cette année, je n’ai pas pu faire de cure car, suite au Covid, j’ai fait une pneumonie et je suis trop fatiguée ; depuis, je fais bronchite sur bronchite, traitement avec cortisone et antibiotiques, chose que je ne connaissais plus avec les cures.

Danielle D., 87 ans

Curiste à Préchacq-les-Bains

Suite à des douleurs invalidantes liées à l’arthrose, mon médecin m’a prescrit il y a 4 ans une cure thermale, effectuée la première année à Vichy et à Vals-les-Bains pour les 3 suivantes. Bénéfice : plus de douleurs pendant 8 à 9 mois, plus de prise de médicaments, même pendant les semaines au cours desquelles les douleurs reprennent, car elles restent supportables et non invalidantes. J’ai retrouvé un bon équilibre, un bien-être et une joie de vivre. Adieu les antidouleurs et les antidépresseurs.

Catherine P., 69 ans

Curiste à Vals-les-Bains

Grâce à ces cures en rhumatologie, je ne prends plus, ou presque plus, d’anti-inflammatoires. Bourbonne-les-Bains a les meilleures eaux du pays. Bon courage à toutes et à tous.

Marie-Paule P., 70 ans

Curiste à Bourbonne-les-Bains

Parce qu’il estimait que cela pouvait m’aider, mon médecin traitant m’a prescrit ma première cure thermale en 2022, suite à un burn-out professionnel grave couplé à des douleurs rhumatismales insupportables. L’eau chargée en lithium des thermes de Néris, les soins et la bienveillance des soignants m’aident incontestablement à aller mieux. J’y croise des personnes très handicapées (sclérose en plaques, Parkinson, etc.) pour lesquelles ces cures sont également indispensables. Mais bon nombre d’entre nous ne pourraient pas continuer ces cures sans un maintien de leur prise en charge par la Sécurité sociale et devront malheureusement y renoncer, avec pour conséquences des personnes déjà fragilisées qui le seront davantage et un tissu économique, déjà très tendu, qui périclitera.

Nathalie D., 63 ans

Curiste à Néris-les-Bains

J’ai une polyarthrite rhumatoïde et énormément d’arthrose ainsi que plusieurs tendinites. Cela fait deux ans que je fréquente le centre thermal d’Amnéville et, très sincèrement, mes douleurs se sont beaucoup atténuées. Avant la cure, je faisais 2 ou 3 fois par an des séries de piqûres anti-inflammatoires ainsi que des infiltrations. Depuis 2 ans que je vais en cure, je n’en ai plus eu besoin.

Maryvonne S., 72 ans

Curiste à Amnéville

Eh bien, pour une 1re cure, cela fut très bénéfique pour la rhumatologie (lombaires). Moins efficace pour l’ORL. Pour la durée, la 3e semaine ne me semblait pas nécessaire pour moi.

Jean-Michel L.

Curiste à Amélie-les-Bains

Je suis atteinte d’arthrite psoriasique et je ne supporte pas les traitements de fond type biothérapie (qui coûtent très cher, plus que celui d’une cure thermale annuelle) ou les anti-inflammatoires. La cure thermale est le seul moyen me permettant de soulager mes crises inflammatoires sur au moins la moitié de l’année. Une seule cure thermale par an, ce n’est pas abuser et il s’agit de soins, pas de thalasso bien-être. Au niveau du coût, le curiste doit déjà globalement régler des frais de location, de transport, de nombreux frais annexes ou complémentaires. Réduire le remboursement drastiquement va empêcher de nombreuses personnes de pouvoir se rendre en cure, faute de moyens financiers. C’est donc empêcher des personnes malades de se soigner. C’est aussi réduire le nombre de curistes en station thermale, avec un impact non négligeable sur l’hôtellerie, la restauration, le personnel thermal. Les petites stations thermales ne pourront supporter le coût d’une réduction importante de curistes. La différence de remboursement annoncée est beaucoup trop importante.

Carole R., 56 ans

Curiste à Évaux-les-Bains et Dax

Je souffre de rhumatismes et d’arthrose. Depuis que j’effectue des cures, j’éprouve moins de douleurs et surtout je ne prends aucun traitement. J’ai une petite retraite et si la base des remboursements baisse, je serai contrainte d’arrêter les cures et peut-être de prendre un traitement médicamenteux.

Marilyne L., 66 ans

Curiste à Dax

C’est indispensable pour moi de faire la cure thermale car je ne prends plus aucun médicament, la maladie de Raynaud est réduite, je n’ai que des bienfaits de la cure.

Dominique V.

Curiste à Bourbon-Lancy

Pour mon cas personnel, la cure est très bénéfique en voies respiratoires et rhumatologie. En ce qui concerne les voies respiratoires, plus besoin de mettre de gouttes afin de pouvoir respirer normalement. La rhumatologie est également importante pour moi car je souffre terriblement des os et des articulations.

Dominique L.

Curiste à Gréoux-les-Bains et Cambo-les-Bains

À ce jour, j’ai suivi ma cure annuelle durant une quinzaine d’années à Balaruc-les-Bains. Ayant eu un grave accident de la route en qualité de passagère, j’ai été opérée plusieurs fois et je souffre continuellement de rhumatismes inflammatoires. Chaque année, le bienfait de la cure m’apportait un confort et m’évitait de prendre des antidouleurs pendant 6 ou 7 mois de l’année. Il est bien évident que si les cures ne devaient plus être remboursées, je serais dans l’obligation de les arrêter car financièrement je ne pourrais pas assumer « traitement + logement » (qui aujourd’hui est néanmoins à notre charge). J’espère sincèrement pouvoir encore profiter quelques années de ce bienfait qui me permet de conserver indépendance et bien-être…

Simone C., 81 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

Depuis 4 années que je fais des cures thermales pour l’arthrose, mon état de santé s’est bien stabilisé. Cela me permet de bouger sans avoir à prendre trop d’antidouleurs. Les bénéfices des cures se font ressentir sur la durée et j’espère pouvoir poursuivre autant que cela sera possible.

Lydie C., 63 ans

Curiste à Le Mont-Dore, Cambo-les-Bains et dans d'autres stations

C’est ma 4e année de cure pour Parkinson et rhumatologie. Cette cure me redonne plus de mobilité et moins de douleurs pendant plusieurs mois après ma cure.

Josiane C.

Curiste à Lamalou-les-Bains

Tous les ans, mon mari et moi faisons une cure. Cela nous permet d’améliorer notre santé, d’avoir moins d’épisodes douloureux et difficiles au cours de l’année. Cela nous évite également de prendre des médicaments. Si les cures sont moins remboursées, nous ne pourrons plus nous permettre de les faire du point de vue financier.

Claude et Michel N.

Curiste à Cambo-les-Bains

Je suis en ALD et bénéficie de la prise en charge à 100 %, mais il me reste environ 150 € plus le kiné environ 30 €. Soit 180 € + l’hébergement et le transport 850 € (ma mutuelle me donne 120 € pour ces derniers). La cure thermale me fait du bien pendant de longs mois. À défaut de remboursement des cures, je ne ferai plus ces dernières malgré les bienfaits.

Annette B.

Curiste à Bagnères-de-Bigorre

Depuis que je fais des cures thermales, je n’ai plus à demander des arrêts de travail à mon médecin car les douleurs sont moins intenses et un comprimé suffit parfois à calmer les crises. Je ne vais plus chez le rhumatologue faire des infiltrations et mon médecin traitant me voit également moins souvent en consultation. La cure thermale me soulage énormément et a changé ma vie de tous les jours et ma vie professionnelle. Je ne pourrais pas me permettre de continuer à venir si le remboursement était insuffisant car j’économise déjà toute l’année pour payer mon transport et mon hébergement. Le thermalisme est source d’emplois : que deviendront ces personnes qui s’occupent de nous ? N’y a-t-il pas déjà assez de problèmes dans notre société, où les gens ont du mal à s’en sortir ? Faut-il encore en rajouter ? Ne devrait-on pas plutôt regarder la surconsommation médicamenteuse remboursée ?

Valérie T., 60 ans

Curiste à Saint-Paul-lès-Dax

Souffrant de rhumatismes, la cure m’apporte un bien-être pour l’année et m’évite de prendre des anti-inflammatoires. Il est bien regrettable de constater que l’on continue à s’acharner sur les seniors qui sont majoritaires pour ce type de soins.

Jean-Pierre A., 76 ans

Curiste à Barbotan-les-Thermes

Une méthode qui a fait ses preuves depuis l’Antiquité. Sans antibiotiques ni antidouleurs médicamenteux. Juste un cadeau de la nature… Pour ma part, ça fonctionne vraiment.

Michel L., 59 ans

Curiste à Cauterets

Cela fait 6 ans que je fréquente cette cure en rhumatologie et phlébologie et cela a changé ma vie. Beaucoup de douleurs ont partiellement ou totalement disparu, dans les 2 orientations, ce qui me fait prendre nettement moins d’anti-inflammatoires. L’investissement financier est conséquent entre trajet et location : réduire le remboursement signifierait la fin de ma cure.

Hervé B., 68 ans

Curiste à Rochefort

Il y a 15 ans que je fais une cure thermale à Eugénie-les-Bains. Grâce à la cure, malgré mon poids, 128 kg, je n’ai pas de problème de cheville, de hanche, de genoux. Je pense, et les médecins aussi, que cela m’a évité des opérations.

Jean B., 75 ans

Curiste à Eugénie-les-Bains

La cure en RH est bénéfique pour moi : bien que sportive, l’arthrose me rattrape, les douleurs aux articulations, à la hanche sont fréquentes. Grâce à ces 3 semaines, je ne consomme plus d’AINS, ni d’IPP, je renonce à me faire opérer de la hanche, je retarde l’échéance, je ne ressens plus les douleurs articulaires, etc. Plus besoin de faire ni IRM, ni scanner, etc., ni de consulter de médecins... Je reviens très en forme, prête à redevenir bénévole active au sein de mon association. Donc opération gagnante pour tous ! À refaire pour moi une fois par an...

Fabienne B., 74 ans

Curiste à Brides-les-Bains

Grâce aux cures thermales, je ne vais plus chez le kiné, je ne prends plus d’anti-inflammatoires, quelquefois il m’arrive d’avoir recours aux antalgiques... Pour mon cas, la cure m’est très bénéfique. Je ne trouve pas logique qu’on arrive à dérembourser une grande partie des soins de la cure. Je ne vois vraiment pas l’économie...

Francine M., 71 ans

Curiste à Jonzac

Cela fait 9 ans que j’effectue la cure RH à Dax et je peux vous dire que cela m’aide beaucoup en cours d’année à supporter mes douleurs et raideurs dues à l’arthrose particulièrement celles du dos. Je ne m’explique pas ce projet de déremboursement qui va tuer à petit feu les établissements thermaux. Cela va augmenter également les frais d’hospitalisation et de médicaments alors que les soins thermaux sont efficaces et durables. Si ce projet arrive à son terme, j’arrêterai les cures. C’est une très mauvaise idée qui va générer plus de frais médicaux que d’économie.

Patrick J., 73 ans

Curiste à Dax

Depuis 5 ans je suis une cure pour maladies cardio-artérielles et rhumatologie. Depuis que je vais à cette cure je n’ai plus fait de crise d’angor. J’ai pourtant 6 stents. Cette amélioration a beaucoup d’importance pour moi, et j’ai bien l’intention de poursuivre ce progrès. Du point de vue rhumato, j’ai pu conserver une mobilité active. Cette cure a donc une grande importance à mes yeux mais il est clair que son financement est un point essentiel : il faut payer le déplacement et l’hébergement. Bien sûr nous réduisons les frais en allant au camping avec notre caravane, mais ce n’est pas gratuit pour autant. Si les soins de la cure ne sont plus remboursés (ou à un niveau ridicule), je ne pourrai plus profiter de la cure. Il est vraisemblable que je doive m’attendre à un retour plus fréquent de mes crises d’angor, peut-être des actes chirurgicaux, voire une transplantation... Que de frais on pourrait éviter avec une petite cure de rien... Les cures thermales ont une réelle action, qui permet, au minimum, de retarder des symptômes d’aggravation et donc d’éviter bien des frais !

Claude C., 77 ans

Curiste à Bourbon-Lancy

Opérée des 2 hanches et sujette aux bronchites, je vois les bienfaits de mes cures. Mais si elles ne sont plus remboursées, je retournerais à la prise de médicaments. Horrifiée de ce que cette situation sera pour moi.

Françoise P., 73 ans

Curiste à Gréoux-les-Bains et Bagnères-de-Luchon

La cure thermale est salvatrice pour moi, elle m’a permis de récupérer la mobilité de ma hanche droite, diminuer mes douleurs de lombalgie. Du coup je n’utilise plus de médicaments à base d’opium et exceptionnellement je prends des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ce serait dommageable de réduire cette prise en charge qui apporte beaucoup de soulagement aux curistes et diminue les prises de médicaments avec souvent des effets secondaires. En supprimant cette prise en charge ou en la diminuant cela augmenterait du coup les arrêts maladie, les hospitalisations et les traitements médicamenteux qui ne conviennent pas à toutes et tous. Cela ne ferait qu’augmenter le déficit de la Sécurité sociale !

Florence B., 58 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

La cure me permet de tenir au moins 9 mois sans avoir recours au kiné. Je suis en ALD, pas mon mari, qui en a extrêmement besoin. Si les remboursements de cure diminuent, nous ne pourrons plus en faire et nous devrons aller chez le kiné, et nous ne serons pas les seuls.

Marie-Christine D., 72 ans

Curiste à Le Mont-Dore

Diabétique, arthrosique et surtout souffrant terriblement de fibromyalgie, pour laquelle il n’y a pas de traitement miracle, la cure thermale est la seule possibilité qui me reste pour tenir humainement sur une année. Ce déremboursement m’obligera à renoncer à me soigner et je n’ose envisager mes prochaines années.

Marie-Louise P., 67 ans

Curiste à Cambo-les-Bains

J’ai effectué plusieurs cures thermales depuis 2021 qui me soulagent énormément. Je suis revigorée après les cures thermales qui améliorent ma condition physique et psychique.

Catherine I., 62 ans

Curiste à Bagnères-de-Bigorre, La Bourboule et La Roche-Posay

Suite à mes deux cancers, l’un en décembre 2022 et l’autre en janvier 2024, mon oncologue et mon radiothérapeute m’ont fortement conseillé de faire une cure thermale pour mon gros problème de lymphœdème. Je me suis décidée au bout de 2 ans à faire cette cure. Suite à ces soins, ma jambe a diminué de 3 cm, c’est énorme, et j’ai été ravie qu’on s’occupe de mon problème. J’ai dépensé 800 € pour le logement mais les soins ont été pris en charge. Je vous remercie. Cette première cure m’a apporté du bonheur physiquement et moralement ! Vivre deux cancers, je ne le souhaite à personne !

Bernadette O., 65 ans

Curiste à Barbotan-les-Thermes

Je fais des cures depuis 2011, j’ai beaucoup d’arthrose à la colonne vertébrale, les cures me font beaucoup de bien, avec moins de prise d’anti-inflammatoires et d’antidouleurs.

Blandine B., 65 ans

Curiste à Eugénie-les-Bains

Je fais tous les ans une cure en rhumatologie. Après 5 ans à Jonzac, je suis allée cette année à Barbotan. La cure permet de diminuer la prise de médicaments et de ne plus faire de séances de kiné. Diminuer le remboursement, et donc ne plus permettre ce soin à ceux qui en ont besoin, ne ferait pas faire d’économies à la Sécurité sociale puisque cela nous obligerait à avoir recours à d’autres soins remboursés qui coûteraient aussi cher. La grande majorité des curistes ne pourrait pas cumuler le coût de la location plus la cure, ce qui est mon cas. Ce ne sont pas des vacances, mais les curistes louent un logement, font des courses et font vivre de ce fait toute une région, et donnent aussi un emploi à beaucoup d’agents thermaux. Baisser le remboursement coûterait beaucoup plus qu’il ne rapporterait et serait donc une aberration.

Berny V.

Curiste à Jonzac et Barbotan-les-Thermes

Depuis que je vais en cure, cela fait 5 ans, je me sens mieux. J’ai l’impression que mon système immunitaire est renforcé et m’aide à me sentir protégé et aller mieux, même moralement. Les effets de la cure sont pour moi, curatifs et préventifs. Mes douleurs sont atténuées.

Bernard A., 72 ans

Curiste à Dax

Cela fait 5 ans que je fais des cures et cela a nettement amélioré mes douleurs : moins de paracétamol codéiné, pendant au moins 6 mois ! Il est clair que si l’on dérembourse les cures, je ne pourrai plus y aller ! L’eau chaude fait également du bien à ma neuropathie aux pieds et à toutes les douleurs que j’ai avec mon Gougerot-Sjögren, ma maladie auto-immune...

Lise D., 75 ans

Curiste à Gréoux-les-Bains

Je suis vent debout contre la baisse du remboursement des cures thermales. Cela fait plus de 30 ans que je fais des cures ; à l’époque, je marchais avec des cannes. J’ai une double scoliose très importante, de l’arthrose bientôt à toutes les articulations. Les cures m’apportent un bienfait. Normalement, pas d’anti-inflammatoires pendant au moins 5 mois. Je ne vois pas comment je pourrais m’en passer...

Yvonnick V., 76 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

Atteinte d’un cancer métastatique du sein depuis 2011 et toujours en traitement de chimio, j’ai besoin de ces trois semaines de cure pour m’aider dans ma mobilité et me permettre pendant ces trois semaines de ne pas penser tous les jours à ma maladie, qui est très invalidante pour moi du fait de l’accumulation des traitements. À la fin du séjour, j’ai récupéré de la souplesse grâce aux séances en piscine et aux bains de boue. Cela me permet en rentrant de moins consommer d’antidouleurs. Pénaliser les personnes malades, les vrais, ne les aide pas à aller mieux moralement. C’est juste une constatation. Merci.

Laurence N., 60 ans

Curiste à Cambo-les-Bains

La cure que j’ai faite en phlébologie m’a énormément soulagée car même la nuit, j’étais réveillée avec des fourmillements dans les jambes. Mon sommeil s’est donc amélioré et je ne prends presque plus de médicaments, ce qui soulage aussi mon estomac. Donc, le déremboursement de ces soins me contrarie, et peut-être serai-je obligée d’arrêter car c’est un coût pour une retraitée vivant seule. C’est fort regrettable.

Annick L.

Curiste à Barbotan-les-Thermes

Depuis huit ans, je bénéficie de la cure thermale à Dax. J’en suis très satisfaite. Je ressens les bienfaits de la cure durant plusieurs mois et cela m’évite de prendre des médicaments. Je suis encore en activité et je veux continuer ma cure thermale annuelle pour rester en bonne santé. Je souhaite le maintien du remboursement de la cure thermale par la Sécurité sociale et la mutuelle.

Marie-Michelle V.

Curiste à Dax

C’est ma première cure à Balaruc-les-Bains et je tiens à dire ô combien cela m’a été bénéfique ! Deux algoneurodystrophies aux deux pieds, des douleurs constantes : aucun médicament ou autre ne m’a soulagé. Trois ans de douleurs incommensurables ! Cette cure a été une rédemption : les bains de boue, les hydrobains, les étuves, les massages du dos ont été une bénédiction. Je repars après trois semaines de soins exceptionnels et je reviendrai l’année prochaine car cela m’a fait un bien fou, en plus du repos que l’on prend à la sortie des soins. Il serait odieux et incompréhensible que l’on ne rembourse plus ces soins à la hauteur du bénéfice qu’ils peuvent apporter. J’espère que ce ne sera pas le cas car ce serait dommageable pour les patients.

Patrice M., 63 ans

Curiste à Balaruc-les-Bains

Je suis atteinte d’une maladie auto-immune genre polyarthrite et je souffre beaucoup ; j’ai depuis dix ans 2 prothèses aux genoux. J’ai fait depuis 2 ans une cure à Cambo, qui m’a vraiment soulagée. Plus d’anti-inflammatoires, que mon estomac ne supportait plus. J’ai été très surprise du résultat. Il est évident que je ne pourrais plus assumer les frais de la cure + l’hébergement, cela ne sera plus possible pour moi, à mon grand regret. Je souhaite que cette loi ne passe pas.

Jeanine F., 73 ans

Curiste à Cambo-les-Bains

Je vais en cure depuis plus de 10 ans, toujours à Barbotan. Je suis hébergée au camping de Gabarret. Pendant les 3 semaines de cure, je fréquente les commerces, les restaurants une ou deux fois, les lieux culturels. Côté santé, je ne prends presque plus de paracétamol, plus d’anti-inflammatoires et j’ai perdu 10 kg. J’ai repris des activités physiques car j’ai beaucoup moins de douleurs. Je fais des économies toute l’année pour me payer le reste à charge de la cure. En tant que retraitée de la fonction publique, je n’ai plus droit aux chèques-vacances qui m’aidaient à payer la location du logement. Si la cure n’est plus remboursée comme maintenant, je ne pourrai plus la faire. Que vont devenir les employés, les commerces et toute la vie de cette région ? Quant à moi, j’irai chez le kiné, ce qui reviendra au même pour la Sécu.

Sylvie V., 77 ans

Curiste à Barbotan-les-Thermes

La cure soulage nettement mes douleurs d’arthrose et me permet pendant plusieurs mois d’éviter de prendre des médicaments. Par contre, je serais pour un contrôle pour éviter les cures de bien-être.

Françoise B., 79 ans

Curiste à Dax

Le regard des médecins

Des médecins qui suivent des curistes partagent ce qu’ils observent. Leur identité professionnelle est vérifiée par la rédaction avant publication.

Le regard d’un médecin

Dans ma pratique quotidienne, j’ai pu constater les bienfaits considérables du thermalisme, notamment dans la prise en charge des douleurs chroniques, de l’arthrose et des affections veineuses. […] De nombreux curistes me rapportent une amélioration nette de leur qualité de vie : diminution de la douleur, amélioration de la mobilité, mais aussi réduction importante de la consommation médicamenteuse, en particulier d’antalgiques et d’anti-inflammatoires. […] En tant que médecin attachée à une approche holistique de la santé, j’ai la conviction que la médecine thermale représente un maillon essentiel entre prévention, soin et réhabilitation. Elle permet souvent d’éviter des hospitalisations coûteuses et des traitements lourds.

Dr Valentina J., 58 ans

Médecin généraliste, diplômée en médecine thermale

Témoigner à votre tour

Prenez quelques minutes pour raconter votre expérience de la cure thermale. Votre témoignage sera relu par la rédaction, puis publié dans les jours qui suivent sous la forme « Prénom + initiale ».

Nous rassemblons ces paroles pour les faire entendre auprès des parlementaires qui voteront le PLFSS 2027, de la presse qui couvre ce débat et des patients qui hésitent à se lancer dans une première cure.

À propos de ce mur

« Paroles de curistes » est l'observatoire de la parole des patients de L'Officiel du Thermalisme. Les témoignages recueillis depuis novembre 2025 ont vocation à nourrir le débat public sur la prise en charge des cures thermales.

Lire la méthodologie

Contact