La balance, amie ou ennemie du confinement ?

Dans , 7 mai 2020

Avez-vous pris du poids pendant le confinement ? Comment vos habitudes alimentaires, de la préparation des repas au grignotage, ont-elles été impactées ? Une enquête réalisée par l’Ifop pour Darwin Nutrition dévoile nos réflexes alimentaires pendant le confinement, relatifs notamment à notre poids ou aux produits que nous cuisinons.

L’alimentation aura été l’une des grandes préoccupations de ce confinement. On se rappelle encore, comme si c’était hier, des rayons des magasins dévalisés, par peur peut-être de manquer de nourriture. Puis sont rapidement apparus, sur les réseaux sociaux, des échanges entre les internautes, sur des bons plans de recettes (nous aussi on s’y est mis) ou encore des astuces pour savoir, par exemple, comment fabriquer son pain seul, sans oublier les apéros Skype !

Mais alors, quel impact ces nouvelles habitudes ont eu sur notre corps et notre mental ? C’est ce que s’est demandé Darwin Nutrition, qui a commandé une grande enquête auprès de l’Ifop : 3 045 Français.es y ont participé, entre le 24 et le 27 avril 2020, et ont notamment fait part de leurs modes de consommation, de leur rapport à la nourriture et de leur vision de l’après.

Le confinement nous aura fait prendre du poids (mais pas beaucoup)

C’est la grande découverte de cette enquête puisque, selon les résultats, plus de la moitié d’entre nous – 57 % très précisément – ont pris un peu de poids : 2,5 kg en moyenne depuis le début du confinement, les hommes étant un peu plus concernés que les femmes. Comment cette prise de poids est-elle arrivée ? Eh bien, tout simplement en raison du manque d’activité physique, comme la marche à pied, mais aussi à cause de l’anxiété et du stress générés par cette situation particulière, qui ont engendré des grignotages. Mais peut-être faites-vous partie des 14 % des Français.es ayant perdu du poids pendant le confinement ou des 29 % n’ayant ni maigri ni grossi. Quoi qu’il en soit, peu importe dans quelle tranche vous vous situez, vous n’êtes pas seul !

Le début d’une alimentation plus saine ?

Si vous aussi vous avez pris un peu de poids, vous souhaitez peut-être désormais privilégier une alimentation plus saine et équilibrée, une fois le confinement levé. Sans pour autant faire de régime strict ! C’est le cas pour 56 % d’entre nous, qui ont compris que notre bien-être (physique ou psychologique) dépend majoritairement de la qualité et de la diversité de notre alimentation, et pas de régimes restrictifs ! 

Concernant les repas pendant le confinement, l’enquête révèle que nous sommes 42 % à avoir consacré plus de temps qu’avant à leur élaboration et que 29 % cuisinent plus d’aliments dits « maison », comme les yaourts ou le fameux pain ! Fermeture des points de restauration oblige, nous sommes 21 % à avoir eu moins recours aux livraisons à domicile.

Dernier constat positif, consommer des produits locaux semble plus ancré dans les esprits depuis le début du confinement : 35 % des répondants accordent plus d’importance au caractère local de leurs aliments. En espérant que cela perdure !

Une nouvelle prise de conscience environnementale pour l’après ?

C’est une question que nous nous posons tous beaucoup : ce contexte si particulier nous aura-t-il permis de nous responsabiliser face aux questions environnementales ? Les enjeux environnementaux passent aussi par notre consommation de nourriture : un quart de l’empreinte carbone de notre pays est engendrée par l’alimentation. Les circuits courts, le bio ou encore la production durable, étaient déjà plus ou moins présents dans les esprits des Français.es, mais ils le seront d’autant plus par la suite.

Selon l’enquête, nous serons 29 % à accorder plus d’importance à l’impact de notre alimentation sur l’environnement après le confinement. La plupart seront des étudiants (37 % contre 29 %, toutes catégories confondues), qui feront également plus attention à l’équilibre de leur alimentation après le 11 mai (42 % contre 33 %, toutes catégories confondues). Une bonne nouvelle pour les générations futures !

Les inégalités hommes/femmes intensifiées

C’est le point noir de cette enquête : le temps passé chez nous n’a malheureusement pas permis un rapprochement de l’égalité hommes/femmes dans la répartition des tâches. Selon l’enquête, l’alimentation au sein des couples hétérosexuels aura été source de tensions pour 42 % d’entre eux, notamment lorsqu’il s’agissait de la préparation des repas. 60 % des femmes ont principalement pris en charge les repas au sein du couple depuis le confinement, contre 58 % avant le confinement. Enfin, alors qu’on aurait pu s’attendre à une augmentation conséquente, seulement 21 % des hommes déclarent participer plus qu’avant à l’élaboration des repas.

Et vous, en quoi le confinement aura-t-il affecté vos habitudes alimentaires ? Dites-nous tout !

 

© The creative exchange – Unsplash

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.