Tribune. Denis Fégné, président du groupe d’études thermalisme : « Rien ne justifie de renoncer à une cure thermale »

Denis Fégné, député des Hautes-Pyrénées (Socialistes et Apparentés), préside le groupe d’études thermalisme à l’Assemblée nationale. À quelques semaines du vote du PLFSS 2027, il s’adresse aux lecteurs de l’Officiel du Thermalisme.
« Je veux d’abord rassurer les patients. À ce jour, rien ne justifie de renoncer à une cure thermale. La Haute Autorité de Santé conduit actuellement, à la demande de la ministre de la Santé, une évaluation du service médical rendu par le thermalisme. Lors de la 3e Journée parlementaire du thermalisme que j’ai organisée en mai dernier à l’Assemblée nationale, la HAS nous a indiqué que cette évaluation s’inscrirait sur plusieurs années. Il faut donc laisser le temps à cette expertise d’être menée sérieusement.
Je trouve paradoxal, pour ne pas dire incompréhensible, que certains députés veuillent déjà tirer des conclusions politiques d’une évaluation scientifique qui vient à peine de commencer. À quoi sert de demander à la HAS d’étudier le sujet pendant plusieurs années si, avant même que ses travaux aboutissent, certains veulent décider du déremboursement ? Je suis attaché à l’indépendance de la HAS, laissons la science faire son travail et respectons ses conclusions.
Il faut également rappeler que le Parlement s’est déjà prononcé très clairement. L’année dernière, lors de l’examen du PLFSS, le déremboursement des cures thermales a été rejeté par 167 députés contre seulement 24, dans un vote largement transpartisan.
Depuis, le soutien au thermalisme s’est à nouveau exprimé dans les territoires, avec des présidents et présidentes de région, des associations d’élus et de nombreux élus locaux mobilisés.
Aujourd’hui, nous avons donc une évaluation scientifique en cours, un Parlement qui s’est déjà prononcé et des territoires qui défendent le thermalisme. Je ne vois pas comment on pourrait sérieusement faire abstraction de ces trois réalités.
Mais ces menaces répétées ont des conséquences très concrètes. Elles créent de l’inquiétude chez les patients et peuvent conduire certains à reporter leur cure. À celles et ceux qui ont prévu une cure ou qui projettent d’en faire une, je veux leur dire : ne vous laissez pas déstabiliser par ces annonces.
Le thermalisme n’est pas une conviction politique. Son intérêt se mesure dans les études scientifiques, dans l’expérience des professionnels de santé et dans le quotidien de centaines de milliers de patients atteints de maladies chroniques. C’est cette réalité-là que nous devons regarder.
Ma boussole, ce sont les patients. Je continuerai à les défendre mais aussi les établissements et les territoires qui les accueillent. Dans de nombreux territoires ruraux, une station thermale, c’est de l’emploi, des services et une contribution réelle à l’attractivité médicale du territoire.
Le thermalisme mérite mieux qu’une remise en cause annuelle au gré des débats budgétaires. Il mérite que l’on laisse la HAS travailler, que l’on écoute les patients et que l’on regarde les faits. »
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Sources :
- Lettre de Denis Fégné spécialement écrite pour les lecteurs de l’Officiel du Thermalisme et publiée telle quelle par la rédaction, reçue le 14 septembre 2026.













Un commentaire
Il faut continuer à se battre et lutter pour le remboursement des cures; leur priorités est d’attaquer les retraités et anéantir les cures thermales, la santé est primordial ce n’est pas évident avec les médicaments les traitements et les effets secondaires la cure permet de renforcer, apaiser…se soigner physiquement et moralement. je viens des Antilles et en Octobre je pars en cure à DAX, mes soins et visites médicales sont prises en charge à 100%, mais le transport et l’hébergement reste à ma charge; j’y vais tous les 2 ans par rapport aux finances.