Le confinement a-t-il améliorié ou dégradé notre sommeil ?

Dans , 20 mai 2020

Une étude de l’Inserm démontre les effets contradictoires du confinement sur notre sommeil : une première moitié des participants a déclaré avoir mieux dormi durant ces deux derniers mois, tandis que l’autre moitié a connu l’effet inverse.

Alors que nous aurions tendance à penser que le confinement a eu un impact négatif sur notre sommeil, un questionnaire – réalisé par Perrine Ruby, chargée de recherche au centre de recherche en neurosciences de Lyon, et ses collaborateurs – vient contredire cette approche. Enfin, à moitié ! La chercheuse s’est ainsi posé une simple question : le confinement a-t-il modifié notre sommeil et nos rêves ? L’enquête, toujours en cours, s’adresse aux francophones habitant en France et dure entre 10 et 25 min.

Si vous le souhaitez, et que vous ne l’avez pas déjà fait, vous pouvez participer à l’enquête afin de compléter les données déjà récoltées.

Notre sommeil modifié

Bien que l’étude ne soit pas encore terminée, Perrine Ruby confie à France Info que les premiers résultats prouvent bel et bien que le confinement a affecté notre sommeil, mais pas seulement de façon négative !

Ce sont ainsi presque 50 % des répondants qui ont déclaré avoir pu dormir plus longtemps grâce au confinement, alors que l’autre moitié a éprouvé des difficultés pour s’endormir et a souffert de réveils nocturnes. Concernant les rêves, les effets du confinement sont là aussi contradictoires : 15 % des participants ont rêvé de choses plus négatives qu’habituellement, relatives notamment aux maladies, à la mort ou à l’isolement, tandis que 5 % ont au contraire fait des rêves plus positifs, souvent orientés vers les fêtes, l’entraide et même… l’érotisme !

Comment expliquer ces chiffres ?

Selon la chercheuse, il s’agit ici d’un phénomène de compensation qui confirmerait l’hypothèse selon laquelle le rêve exerce un rôle majeur sur notre régulation émotionnelle. Elle nous explique : « Il semblerait quil y ait un phénomène cathartique et un phénomène de compensation, qui permettrait de mieux résister à ce que lon est en train de vivre actuellement. Ce que lon ne peut pas faire, on le fait en rêve».

En d’autres termes, votre sommeil peut soit favoriser une extériorisation de vos angoisses et de vos doutes intérieurs par le biais de mauvais rêves, soit vous offrir la possibilité de vous échapper de votre quotidien et de contrer vos inquiétudes grâce à des rêves agréables. Dans les deux cas, la scientifique précise que « le cerveau traite linformation, en fait quelque chose et nous permet de la surmonter ».

Et vous ? Le confinement vous a-t-il permis de mieux dormir ou au contraire a-t-il généré des problèmes de sommeil ? Dites-nous à quelle catégorie vous appartenez !

 

© Freepik

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.