Thermes de Préchacq-les-Bains : des rénovations majeures en cours avant la réouverture en mai

Damien Sancey, directeur des Thermes de Préchacq, pendant les rénovations
Au cœur des Landes, la Chaîne Thermale du Soleil a investi 3 millions d’euros pour rénover les Thermes de Préchacq, qui accueillent les curistes dans les orientations rhumatologie et voies respiratoires. Coup de projecteur sur l’étendue des travaux et la transformation des soins à base de boue avec Damien Sancey, directeur de l’établissement thermal landais.
Ambiance, aménagements des espaces et innovations en termes de soins… les Thermes de Préchacq-les-Bains subissent une transformation totale depuis l’hiver 2025, et ceci jusqu’au mois de mai 2026.
Au programme de cette réfection globale ? Un nouveau vestiaire doté de casiers numériques à QR code, de nouvelles cabines encloisonnées de bains et de douches, des douches collectives, une salle de repos et des espaces réaménagés pour les soins en voies respiratoires et en rhumatologie.
Une refonte complète des espaces de soin
« Nous avons gagné beaucoup de surface en libérant le rez-de-chaussée des locaux techniques et de l’atelier. Ce niveau comprend toujours l’accueil comme auparavant, mais aussi de nouveaux espaces de soins et notamment 14 cabines de cataplasmes et 10 cabines d’étuve locale du dos. À l’étage, nous avons désormais une salle de repos, des cabines de douches et de bains, des douches collectives et un sanitaire supplémentaire. L’augmentation du nombre de cabines de soins nous permettra d’offrir un parcours de soins plus fluide aux curistes, surtout si nous rencontrons ponctuellement des problématiques liées aux contrôles sanitaires », souligne Damien Sancey.

Nouvelle salle de repos des Thermes de Préchacq © Instapades Studio
Passage de la boue thermale à l’argile
La rénovation est également l’opportunité de repenser le soin de boue thermale. Une boue naturelle qui était puisée sur les bords de l’Adour, puis maturée à l’eau thermale.
« Nous travaillons désormais avec de l’argile d’origine française de qualité médicale et cosmétique, fournie par la société O’minéral. La poche d’argile microperforée pèse 120 grammes et se gorge d’eau thermale pour atteindre un poids de 500 grammes, une capacité d’absorption bien plus importante que la boue. Sans compter aussi sa capacité à conserver la chaleur de l’eau thermale. Les curistes sont très attachés, bien sûr, à l’illutation de boue, mais ce qui est primordial, c’est de comprendre que c’est l’eau thermale contenue dans le support, à une température optimale, qui va procurer des bénéfices thérapeutiques par contact prolongé. C’est l’eau thermale en elle-même qui apporte les bienfaits et non pas le support, qu’il soit sous forme de boue ou d’argile », détaille le directeur.
Un changement de support, mais des bienfaits préservés
Plusieurs causes expliquent ce passage de la boue à l’argile : des contraintes physiques importantes pour les collaborateurs en charge de l’extraction et de la maturation de la boue et des nouvelles réglementations environnementales (décret tertiaire en faveur de la réduction de la consommation d’énergie et Plan eau 2030 par exemple). Autre cause majeure ayant motivé ce changement : la difficulté d’obtenir une boue naturelle respectant des paramètres de qualité sanitaire de plus en plus stricts.
Les curistes attachés aux soins à base de boue sont souvent perplexes par rapport à ces changements. Damien Sancey, anciennement directeur du Relais et Châteaux « La Bastide en Gascogne » à Barbotan-les-Thermes, commente : « Avec les autres centres thermaux de la Chaine Thermale du Soleil, nous échangeons quotidiennement sur les soins et les bénéfices ressentis par les curistes. À Barbotan-les-Thermes, l’argile est employée depuis une année à la place de la boue. Après quelques interrogations et réticences face à ce changement, les curistes ont progressivement adopté et apprécié ce soin. Je pense qu’il faut vraiment communiquer sur ce sujet, c’est important ! »

Piscine thermale des Thermes de Préchacq © Corentin Mossière
De nouveaux lits de soin pour une détente optimale
Pour maximiser les bienfaits décontracturants des cataplasmes d’argile sur les articulations et les muscles, un nouveau lit de soin est proposé. Il se compose d’un matelas moelleux aux courbes ergonomiques. Il est notamment incurvé au niveau du dos et du bassin et au contraire, relevé au niveau des jambes.
« Concrètement, le curiste va rentrer dans sa cabine, l’agent thermal va l’accueillir, va l’installer puis déposer les cataplasmes sur les zones du corps préalablement définies par le médecin thermal. Ensuite, une tablette est présentée au curiste pour qu’il choisisse une musique parmi six choix différents. Il sera donc plongé, grâce à un casque sur les oreilles, dans une ambiance sonore de son choix. Pendant ce soin d’une dizaine de minutes, l’objectif est vraiment de profiter du soin tout en se reposant », précise le directeur des thermes de Préchacq, qui accueillent 2500 curistes par an.
Pour cette saison thermale 2026, l’établissement de Préchacq-les-Bains ouvrira ses portes aux curistes le 4 mai, et ceci jusqu’au 7 novembre.
Source : entretien avec Damien Sancey, mars 2026













