Fréquentation des cures thermales en 2022 : des chiffres en hausse mais loin du niveau d’avant-Covid

Dans 20 janvier 2023

Curiste renfilant un peignoir pour ses soins thermaux

La fréquentation des cures thermales en France n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la pandémie du Covid-19, selon le CNETh, organisme qui représente le secteur. Alors, quel bilan pour l’année passée et quelles estimations pour 2023 ? 

La crise sanitaire a eu un impact significatif sur la fréquentation des thermes en 2020 et 2021. Ces derniers ont été contraints de fermer leurs portes plusieurs semaines d’affilée durant ces deux années. En 2022, les 113 établissements thermaux français ont un peu soufflé : 437 000 curistes ont suivi une cure thermale médicalisée, soit une augmentation de près de 20 % par rapport à 2021, selon le communiqué du CNETh (Conseil National des Établissements thermaux) paru ce 19 janvier. 

Pour autant, comme le précise l’organisme, l’année 2022 subit encore une baisse de 24,6 % par rapport à 2019 (580 000 curistes), année de référence dans le secteur. Pour le CNETh, si près d’un quart des curistes ne se sont pas rendus en cure comme à l’accoutumée cette année, cela s’explique par l’interdiction d’accès à certains soins collectifs pour raisons sanitaires au premier trimestre. 

Même bilan sur tout le territoire

Si l’on compare les derniers chiffres officiels de fréquentation des établissements thermaux de France, le constat est sensiblement le même. Selon le cluster Aqui O Thermes, les centres thermaux de Nouvelle-Aquitaine ont accueilli, en moyenne, 112 500 curistes conventionnés en 2022, contre 150 000 habituellement. Il en va de même pour l’établissement de Balaruc-les-Bains (Hérault), centre le plus fréquenté en France : 43 500 curistes ont été accueillis en 2022, contre 53 000 par an en moyenne jusqu’en 2019. Les thermes de Bagnoles-de-L’Orne (Normandie) ont quant à eux reçu 10 800 curistes l’année dernière, contre 13 000 en 2019. Enfin, 3 500 curistes se sont rendus aux thermes de Vittel (Vosges), contre 5 000 à l’accoutumée.

Quelles projections pour la saison thermale 2023 ? 

Bien que l’année 2023 semble amorcer un retour à la normale pour le secteur, les directeurs d’établissements thermaux restent prudents. Une majorité d’entre-eux ne pensent pas retrouver, avant 2024, une fréquentation à 100 % de leur capacité.

En cause ? La crise du pouvoir d’achat qui se répercute sur les dépenses des Français. Selon un sondage réalisé par la rédaction, près de 13 % des répondants prévoient de ne pas effectuer de cure thermale en 2023, faute de moyens financiers. En revanche, 28 % des répondants comptent s’y rendre, tout en réalisant des économies sur place.

Et vous, avez-vous déjà réservé votre cure thermale pour 2023 ? 

 

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Source :

  • Communiqué de presse, La médecine thermale au salon des Thermalies, 19 janvier 2023.

17 commentaires

  • André ROCHE dit:

    J’effectue une cure thermale chaque année qu’en la santé trouve son bienfait dans cette orientation l’on ne regarde pas la covid , ni les frais occasionnés. Mais cela et vrai location déplacement taxe de séjour tout cela à un coût.

  • DEFLANDRE dit:

    Nous sommes retournés en cure en 2022, mais c’est vrai que beaucoup de contraintes, en particulier ce masque insupportable à porter dans ts les soins en particulier les piscines!
    J’espère que cette année cette obligation de masque sera suspendue,

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  • marie dit:

    je lue tous les commentaire parte en cure au plus près de chez vous ca évitera les frais de voiture etc moi je vais dans les vosges j’aimerais aussi partir au bord de merc mes ca faist trop de frais et les cures son plus chère je me contente de plus près et j’économise toute une année pour me payer une cure pour la location faite jouer la concurrence et essayer de négocier le prix je pense que vous aurez une petite ristourne il faut si prendre en avance et poser des question ce renseigner surtout avec internet rien e plus simple bonne cure a tous moi j’ai réserver depuis 2022

  • MARCHIONI dit:

    Depuis 2020 je ne fais plus de cure, car COVID oblige trop de contraintes, rien que le port du masque dans une cure thermale est abberant quand tout le temps mouillé et la quantité pour 21 jours de cure est assez conséquente et à notre charge. Car les curés thermales ne sont remboursées qu’à 100 % que pour certains, mais pour les autres il y a reste à charge pour ceux qui n’ont pas de mutuelle, sans compter les locations hors de prix, car là aussi beaucoup d’abus, alors on renonce aux soins qui pourtant sont supers bénéfique.

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    • DEFLANDRE dit:

      Nous sommes retournés en cure en 2022, mais c’est vrai que beaucoup de contraintes, en particulier ce masque insupportable à porter dans ts les soins en particulier les piscines!
      J’espère que cette année cette obligation de masque sera suspendue,

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  • jacotet annie dit:

    pas de cure cette année .problème santé ;je me soigne pour une fracture d une vertèbre dorsale que j ai eu en randonnée.

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  • Hoa dit:

    Pas de cure depuis 2020 d’abord en raison des mesures gouvernementales à la chinoise et maintenant pour baisse significative du pouvoir d’achat…
    J’ai choisi une autre voie pour bien-être :
    Abordable et efficace !

  • MARIE ANGELE GARDE dit:

    La cure fait du bien mais revient très chère : gasoil, location, soins particuliers et la taxe supplémentaire (complément tarifaire) non remboursable par la mutuelle

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  • ESPOIR dit:

    La cure a fait de l’effet des la première, J’en fait une tous les ans Par contre, la cure de Cransac ne m’a malheureusement pas aidé. Les vapeurs n ont aucun effet sur moi, mais sur d’autres cela fonctionne bien. Dans toutes les cures que j’ai faites, je remercie tout le personnel qui sont très agréables. Je retournerai en cure cette année, sans problème. Le covid n’est qu’un prétexte pour empêcher les gens de sortir librement.

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  • ELISABETH dit:

    Notre pouvoir d achat est en baisse et la cure revient chère. De Bretagne aux Pyrénées orientales, 1100 kms: donc peages, diner et nuit d hotel, gazoil. Une petite fortune… sans parler ensuite de la location. A Amelie les bains, trop difficile pour se garer. Du stress qui nuit au résultat de la cure. Dommage.

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  • Françoise dit:

    Je n’ai pas pu faire la cure en 2020 et j’en ai ressenti le manque. Donc une cure par an, c’est nécessaire et les douleurs sont moins importantes

  • Jake dit:

    J’ai fait ma première cure en fin d’ année à Balaruc-les-Bains. J’ai été sidérée par l’irrespect total et la tentative d’escroquerie de l’agence des Thermes qui m’a loué un studio. Ils ont bien nui aux bienfaits de la cure.C’est inadmissible d’essayer d’escroquer les curistes qui les font vivre

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  • Didier Joël dit:

    A la question avez-vous changé vos habitudes quant aux cures la réponse est non malheureusement. Je dis malheureusement car les souffrances n’ont pas pris en compte les contraintes du Covid. Bonne cure à toutes et à tous.

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  • BORDES dit:

    La cure fait beaucoup de bien même si c’est loin d’être parfait au début ! je constate de l’amélioration….

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  • graulieres dit:

    cela revient cher de partir en cure le voyage et le logement surtout pour moi qui doit choisir artères et rhumatismes !

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