Quels centres thermaux ont changé de main en 2024 ?

Par Julie Paysant / Publié le 31 mars 2025 à 16h00

Centres thermaux qui ont changé de main en 2024 - Thermes de Salies-du-Salat

Quelques établissements thermaux ont connu en 2024 des changements notables concernant la direction de leur exploitation. Certains groupes thermaux ont dû se séparer d’un ou plusieurs de leurs établissements. Tour d’horizon.

Les centres thermaux français sont soit indépendants, et c’est donc la municipalité qui assure leur exploitation, soit régis par un groupe thermal. Ponctuellement, des changements de gestion d’exploitation s’opèrent. En 2024, bon nombre d’établissements ont vu un désengagement des acteurs privés et ont dû se tourner vers une reprise d’exploitation par la municipalité ou la communauté de communes, directement ou indirectement. En parallèle, d’autres établissements thermaux traversent une période de questionnements et sont toujours en quête d’un nouveau repreneur, public ou privé.

Les centres thermaux qui ont effectivement changé de main en 2024

Thermes de Bourbonne-les-Bains

En décembre 2024, le centre thermal de Bourbonne-les-Bains, exploité par le groupe Valvital, a été placé en liquidation judiciaire. Le 28 janvier, l’établissement thermal a officiellement annoncé la reprise de la gestion par l’Agence d’attractivité de la Haute-Marne. Selon cette dernière, cette forme d’organisation ne devrait être que temporaire. « L’objectif est de retrouver un délégataire dans un an ou deux. La structure sera gérée comme une entreprise, mais ce n’est pas le métier de l’Agence d’attractivité que d’exploiter une station thermale », précise Nicolas Lacroix, le président du Conseil départemental et de l’Agence d’attractivité de la Haute-Marne, aux journalistes de Vosges Matin.

Thermes de Néris-les-Bains

Exploités jusqu’en décembre 2024 par le groupe France Thermes, les thermes de Néris-les-Bains ont retrouvé très pragmatiquement un nouveau repreneur, à défaut de candidature d’un repreneur privé. C’est en effet la Société d’économie mixte (SEM) d’Évaux-les-Bains qui a obtenu l’exploitation du site bourbonnais. Cette exploitation s’inscrit dans le cadre d’une convention d’occupation d’une année dans l’attente du rachat du foncier par la communauté de communes de Commentry-Montmarault-Néris. Ensuite, la SEM d’Évaux-les-Bains répondra à la Délégation de Service Public (DSP) proposée par la communauté de communes.

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Thermes de Royat

Depuis janvier 2021, c’est le groupe Valvital qui assurait l’exploitation des thermes de Royat situés près de Clermont-Ferrand. En janvier 2025, la municipalité de Royat a mis fin au contrat qui l’unissait au deuxième groupe thermal français fondé et dirigé par Bernard Riac. Selon un article de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, la municipalité va récupérer près de 7 millions d’euros de subventions et créer une société publique locale ou SPL. Les salariés permanents et les saisonniers seront bien sûr maintenus dans leurs fonctions.

Thermes de Salies-du-Salat

Historiquement, l’établissement thermal situé entre Toulouse et les Pyrénées était géré par la commune de Salies-du-Salat. Mais depuis l’été 2024, c’est la communauté de communes Cagire Garonne Salat qui a repris l’exploitation. Des projets de rénovation et de transformation des thermes de Salies-du-Salat sont en cours de réflexion. La communauté de commune s’est d’ailleurs rapprochée de l’Agence régionale aménagement construction (Arac) afin d’être épaulée dans la réalisation des études techniques et budgétaires.

Et ceux en cours de recherche d’un nouvel exploitant

Thermes de Divonne-les-Bains

L’établissement thermal de Divonne-les-Bains a suspendu son activité au 31 décembre 2022. « Nous sommes actuellement en discussion avec des porteurs de projets. Nous envisageons un choix en 2025. Comme vous pouvez l’imaginer, ce n’est pas un dossier facile compte tenu du contexte national », nous indique Véronique Baude, première adjointe déléguée au tourisme, thermalisme et développement économique à la mairie de Divonne-les-Bains. Elle précise : « Nous sommes en contact avec deux assembliers en mesure de porter le projet, notamment sur l’immobilier (rénovation du bâtiment) et la reprise par un exploitant thermal. Dans le cahier des charges, nous avons précisé que nous voulions conserver une activité thermale conventionnée et avoir un spa thermal relativement haut de gamme. Cet assembier que nous choisirons aura l’autorisation de continuer les démarches en termes notamment d’urbanisme, mais surtout vis-à-vis des exploitants, de la rentabilité, du montage financier et des recherches de partenaires. Nous ne pouvons envisager, en ce printemps 2025, une réouverture en 2026 ».

Thermes de Berthemont-les-Bains

Après 20 ans de gestion, le groupe Valvital a mis fin en novembre 2024 à son contrat d’exploitation le liant avec l’établissement thermal de Berthemont-les-Bains, situé dans le petit village de Roquebillière. Le maire Gérard Manfredi précisait en novembre 2024 au micro de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Je ne suis pas pour une exploitation en régie municipale. Nous n’avons pas les moyens de faire de la publicité en France et à l’étranger. J’aimerais qu’il ait un délégataire qui soit vraiment performant. »

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Thermes de Plombières-les-Bains

Fin janvier 2025, le tribunal de commerce de Bobigny a prononcé la liquidation judiciaire des thermes de Plombières-les-Bains, gérés par le groupe Avec. Comme le souligne la maire Lydia Barbaux à Vosges Matin : « La liquidation n’est pas une surprise. L’impact économique date depuis 2020 sur la commune de Plombières. Aujourd’hui la liquidation a le mérite de clarifier les choses, d’assainir la situation. Mon souhait et celui des partenaires avec qui la commune travaille, c’est de relancer une étude de repositionnement de la station. Il faut réinventer et réajuster le positionnement de la station du point de vue bien-être et du point de vue médical. Ensuite, nous chercherons les financements, les acteurs privés et publics. Il faut sauver cette station de Plombières, car nous avons tout le potentiel. On était dans le bas, maintenant, il faut remonter ».

 


Sources :

 

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