Témoignage de Sylvie : « Grâce à la cure, je n’ai plus jamais eu de blocage du dos »

Pendant des décennies, Sylvie a vécu au rythme de la glace, des sauts et des entraînements. Professeure de patinage artistique, elle a consacré sa vie à la transmission de sa passion, souvent au détriment de son corps. Aujourd’hui retraitée, cette sportive aguerrie raconte comment les cures thermales à Balaruc-les-Bains lui ont permis de retrouver mobilité et sérénité, sans médicaments.
« J’ai commencé le patinage vers dix ans », se souvient Sylvie. « C’était déjà un peu tard à l’époque, car mes élèves, eux, débutaient à trois ou quatre ans ! » Elle consacre sa carrière à l’enseignement du patinage sur glace, un métier aussi exigeant physiquement que mentalement. Chutes répétées, froid permanent, entraînements intenses : son corps encaisse.
Une vie de sport… et de douleurs
« À chaque fin de saison, entre avril et mai, c’était systématique : je me bloquais du bas du dos. Je pouvais à peine bouger, mon bassin semblait pris dans un étau. Il arrivait même qu’un collègue m’aide à enfiler mes patins, tellement j’étais bloquée. » Encouragée par sa mère, elle finit par se laisser convaincre de suivre une cure thermale. « Pendant cinq ans, elle n’a pas cessé de me dire : “Tu devrais essayer !” Je pensais que ça ne me ferait rien… Et puis, à 55 ans, j’ai fini par dire oui. »
Une première cure difficile, mais révélatrice
Sa première expérience, en 2015, n’a pourtant pas été de tout repos. « Le dixième jour, j’ai eu des douleurs atroces, j’étais bloquée du bassin. » Mais à la fin de sa cure, l’amélioration se fait sentir : « La dernière semaine, ça allait mieux. Je suis rentrée en me disant : on verra bien. » Et le miracle se produit. « Quand la saison suivante a repris, je me suis rendu compte que je n’avais plus mal. Le mois d’avril est passé, celui de mai aussi, et je n’ai plus jamais eu de blocage du dos. »
Depuis, Sylvie n’a plus quitté Balaruc-les-Bains, premier centre thermal de France, dont elle est devenue une fidèle ambassadrice. « C’est vraiment un endroit où je me sens bien, les soins sont très bien organisés et le personnel est formidable. J’ai connu les anciens bâtiments, aujourd’hui la nouvelle structure est encore mieux organisée. Tout est fluide, le personnel est attentionné. Quand on arrive, même en étant nouveau, on est très bien pris en charge. On peut se concentrer sur les soins sans se soucier du reste. »
Des soins ciblés pour des articulations éprouvées
Au fil des années, cette ancienne professeure a appris à écouter son corps et à identifier les soins qui lui font le plus de bien. « La boue et l’hydrojet, c’est ce qui me soulage le plus. » L’hydrojet, explique-t-elle, consiste à utiliser un puissant jet d’eau sous-marine pour masser les zones douloureuses. « Je le fais sur le dos, les épaules, les hanches… Et même sur les genoux quand ils me font mal. Ça détend profondément. »
À la suite d’un accident du travail, Sylvie a également subi une opération de l’épaule. Là encore, le thermalisme a joué un rôle essentiel. « Les soins m’ont vraiment aidée à récupérer. J’ai aussi un problème aux poignets, mais malgré tout, je ne prends plus aucun médicament, sauf en cas de crise exceptionnelle. Ma généraliste est impressionnée. »
« Les cures m’ont permis de continuer à vivre normalement »
Sylvie ne cache pas que sans les cures thermales, sa vie serait bien différente. Même si elle est désormais à la retraite, elle reste très active : jardinage, promenades, un peu de patinage avec sa petite-fille… « Je suis quelqu’un qui ne tient pas en place. Je ne m’assois que pour manger ! » plaisante-t-elle. Ce mode de vie, elle le doit en grande partie à sa fidélité aux cures thermales. « Je fais trois semaines chaque année. Tant que j’en ressentirai les bienfaits, je continuerai. » Et d’ajouter : « Ma mère a fait des cures jusqu’à 90 ans. J’espère bien suivre son exemple ! »
Une pratique encore trop méconnue chez les sportifs
Si le thermalisme est parfois associé aux seniors, Sylvie rappelle qu’il devrait intéresser beaucoup plus de sportifs. « Tous les sports sont traumatisants. Les chutes, les réceptions de saut, tout cela abîme les articulations à la longue. » Elle regrette que le recours aux cures thermales ne soit pas plus répandu dans le milieu sportif. « Je n’en ai jamais vraiment parlé avec mes collègues, mais je suis persuadée que beaucoup gagneraient à essayer. » Elle conclut : « Je sais que beaucoup s’inquiètent de l’arrêt des remboursements. De mon côté, si cela devait arriver, je continuerais à faire des cures thermales, même si je devais tout payer, tellement cela me fait du bien. »
Source : entretien exclusif avec Sylvie le 4 novembre 2025, que nous remercions pour son témoignage.













