Le témoignage de Valérie, une première cure à 62 ans

Par Élise Loiseau / Publié le 15 décembre 2025 à 09h00

Le témoignage de Valérie, une première cure à 62 ans

Le thermalisme peut apporter un soulagement précieux lorsque les douleurs s’installent à la suite de traitements médicaux lourds. Valérie, 62 ans, sage-femme à la retraite, a découvert pour la première fois les bienfaits de la cure thermale sur ses douleurs articulaires. À Contrexéville, elle a retrouvé mobilité et apaisement, au point d’arrêter ses séances de kinésithérapie. Elle raconte son expérience.

« J’étais d’abord sage-femme hospitalière, ensuite libérale. Et j’ai arrêté mon activité pour problèmes de santé », raconte Valérie dont la vie a brutalement basculé il y a cinq ans, quand elle a été victime d’un infarctus, sans présenter le profil habituel des patients cardiaques. Trois mois après, un nouveau diagnostic tombe : ses plaquettes sanguines restent anormalement élevées. Les médecins découvrent qu’elle souffre d’une thrombocythémie essentielle, une maladie classée dans les cancers du sang. « Il s’agit d’une mutation cellulaire qui fait que je fabrique trop de plaquettes. Ce qui explique les caillots, qui peuvent causer infarctus et AVC », précise-t-elle.

De soignante à soignée : un quotidien bouleversé

En six mois seulement, Valérie enchaîne l’infarctus, l’annonce du cancer et la pandémie de COVID. « Quand on n’a jamais été malade, qu’on est habituellement du côté soignant et que d’un seul coup, on se retrouve du côté soigné, c’est très compliqué à vivre. Tout comme le fait de devoir cesser de travailler du jour au lendemain. » Depuis quatre ans, elle est suivie par une psychologue, un soutien qui l’a considérablement aidée à traverser ces épreuves.

Plusieurs articulations atteintes

Une fois le diagnostic posé, Valérie a enchaîné les traitements. Chimiothérapie, injections… Les effets secondaires ne tardent pas à se manifester : thyroïde détériorée et, surtout, une arthrose qui touche principalement ses mains et ses cervicales. Lorsqu’elle en parle à son médecin, celui-ci explique qu’effectivement, certains traitements peuvent être la cause de douleurs articulaires.

Ce sont ces douleurs, mais aussi une bursite à l’épaule gauche, une tendinite à l’épaule droite et une calcification à la hanche qui incitent Valérie à tester le thermalisme. L’exemple de son père l’y encourage également : octogénaire fidèle aux cures thermales, il la convainc de franchir le pas. « Chaque fois qu’il sort de cure, il est beaucoup mieux pendant 6-8 mois. »

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Contrexéville : le choix d’une cure complète avec kinésithérapie

Valérie opte pour Contrexéville, station thermale située à moins de trente kilomètres de son domicile, parce que l’établissement propose des soins délivrés par des kinésithérapeutes, un critère déterminant compte tenu de ses multiples atteintes articulaires. Elle y bénéficie d’un programme complet : bain et douche en immersion, douche pénétrante, application de boue thermale et séances de kinésithérapie.

Les effets ne tardent pas à se faire sentir. « Au niveau de mes épaules, j’ai senti que ça se relâchait bien et que je gagnais en amplitude. Et puis, j’ai beaucoup moins de douleurs au niveau des articulations des mains aussi. » À son retour, Valérie consulte à nouveau sa kinésithérapeute : « Je lui ai dit “Je sens qu’on va arrêter les soins”. Et effectivement, on a arrêté. Parce que depuis la cure, je vois très bien la différence dans les mouvements qu’on fait habituellement au qi gong ou à la gym : je n’ai plus du tout les mêmes douleurs. »

Un regret : ne pas avoir commencé plus tôt

Aujourd’hui, Valérie envisage de renouveler l’expérience, mais si possible en partant plus loin de chez elle. La médecin thermale qui l’a suivie lui a en effet donné un conseil essentiel : « Elle nous a bien expliqué que l’objectif de la cure, c’est de tout mettre entre parenthèses pendant trois semaines. Ça ne sert à rien de détendre les tendons, les muscles, les articulations, pour, à côté, conserver le même rythme. C’est pour cette raison qu’habiter sur place, ce n’est pas toujours l’idéal. »

Pour éviter cet écueil, Valérie a donc adapté son rythme habituel, très actif depuis son infarctus. « Cela fait cinq ans que je fais du vélo d’intérieur quasiment tous les jours, pour le cardio. Je marche aussi beaucoup. » Pendant la cure, elle a fait en sorte de ralentir et n’a conservé que le qi gong, une activité douce qui l’accompagne au quotidien. « Malgré tout, lorsque l’on vit sur place, on conserve le même quotidien : avoir les petits-enfants, continuer certaines activités, rester dans sa routine… On fait beaucoup moins attention à soi, il me semble, que quand on part ailleurs. Quand on habite sur place, on insère une cure dans notre quotidien, ce n’est quand même pas pareil. » Elle réfléchit donc, pour sa prochaine cure, à découvrir de nouveaux horizons.

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Son unique regret ? « Ne pas avoir commencé plus tôt. Prendre soin de soi, déjà, ça fait du bien. On sent bien que lorsque le corps est moins douloureux, qu’il se détend, la tête se détend avec. C’est tout bénef’. »


Source : Entretien exclusif avec Valérie, que nous remercions pour son témoignage.

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2 commentaires

  • Yamina dit :

    Bonsoir,
    Oui je confirme la cure thermale fait énormément de bien Pendant 8 à 9 mois. On classe les anti- inflammatoires tout au fond du tiroir…..
    Annuellement, je me soumets à une cure en phlébologie et en rhumatologie….
    Je suis vraiment heureuse que cette dame se sente mieux..

  • jacquotment dit :

    Ayant des gros soucis ORL depuis toujours , mon ORL m’a conseillé de faire une cure car l’hiver j’étais une semaine sur deux sous antibiotiques , dès la deuxième année c’était beaucoup mieux et depuis c’est un net soulagement malgré le cancer des cordes vocales ; son conseil pour Luz St Sauveur était le bon car je n’aurais supporté une grosse culture et les soins et l’ambiance sont de qualités , depuis 5 ans je fais ORL et PHLEBO