Les avancées de la recherche thermale en 2024

Par Julie Paysant / Publié le 30 septembre 2024 à 14h00

Les avancées de la recherche thermale en 2024

Depuis le début de l’année, l’Association française pour la recherche thermale (AFRETh) a publié les résultats de deux études scientifiques portant sur les troubles musculosquelettiques et la fibromyalgie. En parallèle, deux autres études sont en cours : l’une évaluant les effets d’une cure thermale sur les symptômes du Covid long et l’autre sur le lymphœdème. Revenons, avec quelques détails, sur ces études terminées ou en cours de réalisation.

La recherche thermale est très active en France. L’un de ses objectifs est de démontrer et d’évaluer, via des paramètres scientifiques définis par l’Académie nationale de médecine, les bienfaits sur la santé qu’elle procure aux patients. Depuis sa création en 2004, l’AFRETh a financé plus d’une soixantaine d’études. Le point sur les avancées de la recherche thermale en 2024.

Fibromyalgie : la cure thermale aide à être plus actif physiquement

La cure thermale est recommandée pour gérer les symptômes de la fibromyalgie, mais les mécanismes physiologiques responsables de cette amélioration sont encore peu élucidés. Dans un essai clinique, supervisé par Claire Cracowski de l’hôpital universitaire de Grenoble Alpes, les chercheurs ont exploré l’effet d’une cure thermale rhumatologique de 3 semaines sur 83 patients. Cette étude venait compléter l’étude Thermalgi réalisée en 2022. Que retenir ? Les activités sédentaires dans la vie quotidienne des patients jusqu’à 6 mois après la cure ont été réduites. En parallèle, les curistes ont vu s’améliorer leur qualité de vie, leur douleur et leur fatigue.

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Prise en charge post-Covid : l’étude COVID’Therm en cours

Selon Santé publique France, 2,06 millions de personnes étaient concernées en France par le syndrome du Covid long en 2022. Une étude menée en mai 2021 dans 63 services cliniques français a d’ailleurs mis en évidence que 6 mois après l’infection, 60 % des patients hospitalisés à cause du Covid-19 sont toujours affectés par au moins un symptôme (fatigue, dyspnée, douleurs articulaires et musculaires, céphalées, toux, rhinorrhée, perte du goût et de l’odorat) et 25 % présentent au moins trois symptômes. Afin d’évaluer scientifiquement l’impact de la cure thermale sur les symptômes du Covid long, l’étude COVID’Therm, portée par le CHRU de Nancy, a été initiée en août 2024 dans les thermes d’Amnéville, de Vittel/Contrexéville et de Nancy. Au total, ce sont 200 patients volontaires qui seront suivis pendant deux années. Pour le Pr Gisèle Kanny, investigateur principal du projet, les objectifs de cet essai clinique sont « d’évaluer l’efficacité de la prise en charge thermale (hydrokinésithérapie et crénobalnéothérapie) comparée à la prise en charge habituelle de personnes souffrant d’une affection post-Covid-19 ».

Étude Thermœdème : évaluer l’amélioration de la qualité de vie post-cure

Dans cette étude clinique, menée par l’AFRETh et le Pr Carpentier (professeur émérite de médecine vasculaire du CHU de Grenoble) et coordonnée par le Pr Jean-Luc Bosson de l’Université Grenoble Alpes, il s’agira d’évaluer les effets d’une cure thermale sur l’amélioration de qualité de vie à 6 mois chez des patients atteints de lymphœdème du membre supérieur et inférieur. La cure de trois semaines, intégrée au protocole de l’étude qui rassemble 160 patients volontaires, comportera en plus un programme d’éducation thérapeutique. Les 4 centres thermaux concernés par cette étude dont le top départ sera donné en décembre 2024 sont Argelès-Gazost, Luz-Saint-Sauveur, Barbotan-les-Thermes et La Léchère-les-Bains. Les résultats sont attendus courant 2026. « Le lymphœdème est une pathologie chronique invalidante et les propositions thérapeutiques adaptées à ces patients sont peu nombreuses, et le plus souvent non validées. Ce serait un progrès majeur pour ces patients d’avoir une étude de bonne qualité méthodologique qui démontre l’efficacité de la cure thermale. Plus largement, une efficacité démontrée dans une pathologie considérée comme lourde et redoutable améliorerait certainement la vision des médecins “thermo-sceptiques” sur le potentiel et le sérieux du traitement thermal en général », souligne le Pr Carpentier.

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Douleurs musculosquelettiques des membres supérieurs : pas de preuves tangibles

Est-ce qu’une cure thermale de trois semaines soulage efficacement les douleurs musculosquelettiques du bras et de l’avant-bras ? C’est en voulant répondre à cette interrogation que l’équipe d’Emmanuel Coudeyre, du service de Médecine physique et de réadaptation du CHU Clermont-Ferrand, a réalisé une étude sur 150 volontaires souffrant de troubles musculosquelettiques (TMS) au bras âgés de 18 à 65 ans. Ils les ont divisés en deux groupes. D’une part, le groupe d’intervention bénéficiant pendant 6 jours de 2 heures quotidiennes de cure thermale, d’exercices et d’ateliers et d’autre part, le groupe témoin devant s’autogérer dans leurs pratiques d’exercices. Bilan après 3 mois ? L’évaluation de la douleur et de la qualité de vie ne différait pas d’un groupe à l’autre. Pour les chercheurs ; « Cette étude n’a fourni aucune preuve en faveur d’une intervention de thérapie thermale intensive, d’autogestion personnalisée de courte durée par rapport à l’autogestion seule pour la prise en charge des TMS des membres supérieurs ».


Sources : 

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Un commentaire

  • Marie CHUDI dit :

    2022,ayant eu le covid,beaucoup de
    Problèmes de santé, aussi les cures, hausse de tension,moral,2023
    2o24 crualgie =cortisone, doliprane codéine,tramadole,kinés pendant 1an
    Eau trop froide piscine de marche et trombes…Je ne sais pas si retour en cure thermale en 2025…