Témoignage de Chantal : « On peut bénéficier des effets d’une cure sur environ neuf mois, jusqu’à la suivante. »

Par Élise Loiseau / Publié le 22 septembre 2025 à 09h00

Témoignage de Chantal cures thermales Dax dos arthrodèse

Chantal a découvert le thermalisme à 75 ans. Aujourd’hui âgée de 80 ans, cette ancienne inspectrice du Trésor public a fait du thermalisme un pilier de son approche thérapeutique. Avec quatre cures thermales à son actif dans trois établissements de Dax, elle témoigne de leurs bienfaits sur sa qualité de vie, tout en soulignant l’importance de l’engagement personnel dans la préservation de sa santé.

C’est à la suite d’une intervention chirurgicale majeure que Chantal a entamé son parcours thermal : « Je me suis fait opérer il y a cinq ans du dos, à 75 ans. » Après la pose de trois arthrodèses, Chantal aurait pu s’orienter vers un traitement médicamenteux lourd, mais elle a choisi de refuser la prise au long cours et a misé sur des cures thermales annuelles, complétées par une hygiène de vie rigoureuse.

Une approche naturelle qui prévient la dépendance médicamenteuse

Chantal a fait le choix radical d’une médecine plus naturelle. Cette décision, loin d’être anecdotique, révèle une philosophie de soin réfléchie. Elle raconte avoir traversé des périodes très douloureuses, surtout après une intervention en 2023 : « J’ai eu une arthrodèse et là, j’ai énormément souffert. » Même dans ces moments difficiles, où elle a dû temporairement recourir à des antalgiques puissants, Chantal a maintenu son objectif d’autonomie thérapeutique : «J’ai diminué petit à petit jusqu’à supprimer les médicaments. Car le risque, c’est de devenir dépendante. »

La pélothérapie à Dax, une pratique emblématique

Ayant habité à Dax, Chantal a naturellement découvert les spécificités de cette station thermale réputée. Elle a testé trois établissements thermaux différents : les Thermes Borda, les Thermes Les Écureuils et les Thermes Bérot. « La pélothérapie, qui est un soin à base de boue, est le soin phare de Dax », explique-t-elle. Cette boue thermale si particulière est « un mélange de limon de l’Adour, qui est le fleuve qui traverse Dax, d’eau thermale et d’algues bleues. » Ces « algues bleues» sont précisément des cyanobactéries, parmi les organismes les plus anciens de la planète, qui confèrent au péloïde de Dax ses propriétés thérapeutiques. Les bienfaits sont tels que la renommée dépasse les frontières de la métropole : « Certaines personnes viennent de la Martinique, de la Guadeloupe. On prend l’avion pour recevoir ces soins ! »

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Moins de raideurs, plus de mobilité : les bienfaits des soins thermaux

Au-delà de la pélothérapie, Chantal apprécie particulièrement la rééducation en piscine thermale : « J’adore ça. On fait ça en groupe, dans la piscine. Les exercices sont réalisés dans l’eau thermale, en douceur. » Elle insiste sur l’importance de s’investir dans la réalisation de ces exercices : « Il faut s’appliquer. Il ne faut pas aller trop vite. Le but, c’est de renforcer les muscles, d’assouplir les articulations et de maintenir une bonne amplitude articulaire. »

La douche térébenthinée figure également parmi ses soins préférés : « Il s’agit d’un mélange d’eau thermale et d’essence de pin. Ce soin possède une action légèrement antalgique et anti-inflammatoire. » Résultats : « Je constate une diminution des raideurs et un sentiment de relaxation. Au niveau du cou, je ressens moins de raideur et davantage d’amplitude dans le mouvement de mon épaule. »

L’engagement personnel, clé de la réussite thérapeutique

Pour Chantal, les bienfaits du thermalisme ne peuvent être dissociés d’un engagement personnel constant. Une cure seule, vécue de manière passive, ne saurait suffire. Elle recommande au contraire une approche active : « Il ne faut pas tout attendre de la cure. Si après la cure, vous allez faire la sieste et manger des petits gâteaux au café du coin, ça ne sert à rien. » À l’inverse, Chantal défend une hygiène de vie régulière : « Je vais chez le kiné toutes les semaines, je fais de la gymnastique et des randonnées. Je m’entretiens. » Cette discipline lui permet de prolonger les effets bénéfiques des cures : « On peut bénéficier des effets d’une cure sur environ neuf mois, jusqu’à la suivante. »

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Le thermalisme exige un organisme capable de supporter la cure

Enfin, Chantal tient à rappeler une réalité souvent occultée : « Il ne faut pas croire qu’une cure thermale, c’est des vacances. C’est faux. » En effet, la fatigue fait partie intégrante de l’expérience : « Les bienfaits s’installent petit à petit, mais la fatigue aussi. » C’est la raison pour laquelle cette dernière insiste sur l’importance de l’état de forme avant d’entreprendre une cure : « Il faut vraiment se sentir à peu près bien pour pouvoir l’accepter. Sinon, vous n’allez faire qu’ajouter de la fatigue à votre état. » Son expérience personnelle en témoigne : ayant commencé une cure trop tôt après une opération, elle a constaté que les bénéfices étaient retardés. « À cause de la fatigue, les effets positifs ont été plus tardifs. Il faut attendre que la fatigue s’estompe, que le tonus revienne. C’est à cette condition que la cure sera bénéfique. »


Source : Entretien exclusif avec Chantal, août 2025. Nous la remercions pour son témoignage.

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