Syndicat thermal : réélection de Thierry Dubois à la présidence du CNETh

Lors de l’Assemblée générale du 12 juin dernier, Thierry Dubois a été réélu, à l’unanimité, président du CNETh, le Conseil national des établissements thermaux.
Créé en 2002 lors de la fusion des syndicats professionnels, le CNETh regroupe l’ensemble des 107 établissements thermaux français. Thierry Dubois, notamment président du Conseil de surveillance des thermes de Saujon, a été réélu président du CNETh pour une durée de trois ans. Un nouveau Vice-président a également été élu par le conseil d’administration lors de l’Assemblée générale du 12 juin : Sylvain Serafini, président du groupe France Thermes. Les deux autres Vice-présidents déjà en poste sous l’ancienne mandature, Adeline Guérard (présidente de la Chaine thermale du Soleil) et Bernard Riac (président de Valvital) ont été renouvelés.
Les principales missions du CNETh
« Nous défendons les intérêts des établissements thermaux et des curistes fréquentant nos établissements » aime à rappeler Thierry Dubois.
Les champs d’action du CNETh sont nombreux : entretenir des relations et réaliser des négociations avec les autorités de tutelles telles que la Caisse nationale d’Assurance maladie sous couvert du ministère de la Santé, mener une communication institutionnelle auprès des médecins et des curistes potentiels et enfin, travailler avec des députés et sénateurs influents sur les questions liées au thermalisme.
Cap sur la prévention
Mais quelle sera la feuille de route pour cette nouvelle présidence ?
Pour Thierry Dubois, à la tête du CNETh depuis 15 ans et qui assure que ce mandat de 2024 sera son dernier mandat : « Étant donné que le thermalisme est engagé dans la prévention depuis 2010, il faut que notre tutelle accepte que nous fassions de plus en plus de prévention. Pourquoi ? Parce que nous savons faire de l’éducation thérapeutique et parce que le curiste qui réside dans nos établissements a du temps pour prendre soin de lui tout en étant âgé en moyenne de 65 ans, période à laquelle surviennent fréquemment les pathologies chroniques liées au style de vie. La cure thermale de trois semaines est donc un excellent moment pour faire prendre en compte aux curistes que s’ils veulent vieillir dans les meilleures conditions, il faut reprendre, à son rythme, une bonne hygiène de vie. Ceci passe par la reprise d’une activité physique, le renforcement ou la mise en place d’une bonne hygiène alimentaire, une perte de poids ou encore par l’évitement de situations stressantes ».
La cure est donc un moment inédit et sans équivalent pour s’informer et intégrer dans son quotidien des mesures préventives en santé.
Médicaliser davantage les cures thermales
« Nous voulons médicaliser de plus en plus les établissements thermaux dont les méthodes de traitement autorisées datent des années 1950 » précise le président du CNETh.
Actuellement, la médicalisation de certaines cures est évaluée et fait ses preuves comme la prise en charge des femmes en rémission d’un cancer du sein ou le sevrage en benzodiazépines aux thermes de Saujon.
« Nous développons également avec le gérontopôle de Toulouse la mise en place de la consultation de détection des fragilités. Dès l’année prochaine, ces consultations seront opérationnelles dans les établissements thermaux. Elles permettront d’évaluer une dizaine de fragilités potentielles chez le curiste. Le cas échéant, le médecin thermal mettra en route un programme qui sera suivi au domicile afin de retarder au maximum l’entrée dans la dépendance physique et/ou cognitive », explique Thierry Dubois.
Les établissements thermaux, un atout médical pour le territoire
Autres objectifs du CNETh : mettre en place de la rééducation fonctionnelle ambulatoire pour le patient qui vient en cure et ouvrir les portes des plateaux techniques des établissements thermaux aux professionnels de santé locaux (comme aux kinésithérapeutes). Ils viendront ainsi faire de la rééducation auprès des curistes et/ou auprès de leur propre patientèle.
« Dans ce cas, nous répondons à un besoin d’organisation sanitaire pour des territoires qui sont moins favorisés. Pour nous permettre de le faire, nous devons modifier le statut des établissements thermaux et les positionner dans le code de la santé publique comme un acteur de santé », souligne le président du CNETh.
Prévention santé, renforcement de la médicalisation, intégration des établissements thermaux dans le maillage territorial… La rédaction de l’Officiel du Thermalisme ne manquera pas de partager avec vous les moments forts du CNETh de ces trois prochaines années.
Sources :
Entretien exclusif avec Thierry Dubois le 27 août 2024













