Personnalité thermale du mois : Dr Julie Dalcourt, médecin à Vittel et récemment diplômée en médecine thermale

Chaque mois, une personnalité du monde thermal, médical, politique, sportif ou culturel, nous raconte son lien avec le thermalisme. En novembre, c’est le Dr Julie Dalcourt, médecin au service de soins de suite et réadaptation (SSR) du Centre Hospitalier de l’Ouest Vosgien à Vittel. Elle partage avec nous son activité au quotidien et sa vision de la médecine thermale.
L’Officiel du Thermalisme : Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?
Je suis médecin MPR (médecine physique et de réadaptation) et médecin du sport à l’hôpital de Vittel dans un service de réhabilitation neurologique. J’occupe également la fonction de médecin référent de la Maison Sport-Santé de Vittel. Et enfin, je suis récemment diplômée en médecine thermale par la faculté de médecine de Nancy.
C’est quoi pour vous le thermalisme et comment est-il entré dans votre vie ?
C’est une prise en charge complémentaire qui peut venir se coupler à une prise en charge médicale traditionnelle. Le thermalisme est entré dans ma vie par l’expatriation, car j’ai habité à Budapest où il y a beaucoup d’établissements thermaux. Ensuite, en travaillant à Vittel où il y a un centre thermal réputé d’un point de vue national et international, je me suis intéressée au fonctionnement des thermes et j’ai constaté que je pouvais avoir une formation en médecine thermale structurée par un centre universitaire.
Pourquoi avoir choisi de suivre le diplôme de médecine thermale ?
J’ai choisi ce diplôme interuniversitaire (DIU) car en tant que médecin de rééducation, je pense qu’il fallait aller chercher une complémentarité de soins pour les patients. Nous avons beaucoup de demandes au niveau des patients hospitalisés et la question d’aller réaliser une cure thermale après une rééducation en neurologie est posée à chaque fois. Dans mon quotidien à l’hôpital, j’ai aussi écouté beaucoup de témoignages positifs de patients qui avaient réalisé des cures.
Pouvez-vous nous décrire cette formation ?
C’est un DIU d’une durée d’un an. Il faut constituer un dossier qui sera présenté devant une commission qui déterminera si vous avez la capacité d’effectuer la formation. J’ai eu un entretien avec le Pr Gisèle Kanny, la directrice de la formation à la faculté de médecine de Nancy, pour exposer mes motivations. Il est important de trouver du sens à la réalisation de ce diplôme. Pour moi, l’essence de ce diplôme est d’offrir une nouvelle possibilité à mes patients ayant des pathologies neurologiques (accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, Covid long etc.).
Je devais d’une part, avoir des connaissances en médecine thermale et d’autre part, savoir quelles sont les possibilités d’adressage des patients que je vois à l’hôpital et pendant mes consultations. Nous sommes assujettis à 45 heures d’enseignement théorique dans une faculté de médecine implantée dans une ville où il y a plusieurs établissements thermaux. Nous avons aussi l’obligation de réaliser 35 heures de stage pratique dans un établissement thermal avec un médecin salarié ou dans un cabinet médical avec un médecin exerçant la médecine thermale.
Que retenez-vous de cette année de formation ?
C’était une année très enrichissante avec une formation en médecine thermale, mais aussi en médecine spécialisée (médecine de rééducation, dermatologie, etc.) et en sport-santé. La prise en charge du curiste passe par les soins thermaux, mais aussi par la kinésithérapie, l’activité physique adaptée et la diététique. J’ai découvert que la vision du monde thermal associe la médecine du futur à la médecine de prévention.
Quels sont vos projets professionnels désormais ?
Je vais intégrer mes nouvelles connaissances dans ma pratique quotidienne à l’hôpital de Vittel et je vais réaliser des consultations thermales en milieu hospitalier. Il s’agit d’analyser les besoins du patient par rapport à la pathologie présentée et par rapport à l’offre thérapeutique des thermes où il va réaliser sa cure thermale.
Il faut donner sa place à la médecine thermale, car la recherche en milieu thermal est très active comme l’étude actuelle Covidtherm (l’intérêt de la cure thermale dans la prise en charge du Covid long) menée par le Pr Kanny et dont je suis l’investigatrice principale pour le site Vittel/Contrexéville. On peut donc travailler sur l’investigation, sur l’adéquation des traitements médicamenteux du patient, mais aussi sur la construction d’un dialogue auprès des patients pour leur faire comprendre l’importance de leur rôle dans la gestion de leur santé. Selon moi, il est important, pour tous ceux qui exercent la médecine traditionnelle, d’avoir des notions en médecine thermale.
Sources :
Entretien exclusif avec Julie Dalcourt, le 22 octobre 2024














Un commentaire
Bonjour !
Quelle serait une station thermale pour ralentir les symptômes et effets de la sclérose en plaques ?
Je suis atteinte par cette maladie auto-immune depuis 2 ans maintenant. Je suis sous traitement spécifique régulier et depuis septembre dernier, les lésions dans mon cerveau sont stables, je ne souffre pas si ce n’est de pertes régulières d’équilibre et la vue qui baisse de + en +.