Cure thermale pour les maux de dos : trois curistes témoignent des bienfaits

Par Julie Paysant / Publié le 2 septembre 2026 à 09h00

Gaëlle, Dominique et Patricia racontent leur expérience de la cure thermale pour les maux de dos.

Gaëlle, Dominique et Patricia racontent leur expérience de la cure thermale pour les maux de dos.

Souvent qualifié de « maladie du siècle », le mal de dos touche de plus en plus de Français. Lombalgies, sciatiques, rhumatismes, séquelles de chirurgie : les douleurs de la colonne vertébrale sont devenues un motif majeur de cure thermale. Trois curistes se sont confiées à l’Officiel du Thermalisme. Retour sur leurs conseils et leurs expériences thermales, synonymes de soulagement physique et de mieux-être.

Le mal de dos est l’une des premières causes de recours aux soins en France : il génère 4 à 5 millions de consultations chaque année. Les différents maux de dos sont classés en fonction de leur localisation au niveau de la colonne vertébrale : cervicalgie pour la nuque, dorsalgie pour le haut du dos et lombalgie pour le bas du dos. Les répercussions sur la vie professionnelle et personnelle sont directes : arrêts de travail, perte de mobilité et altérations de la qualité de vie.

Lorsque la douleur s’installe, la prise en charge s’organise autour des antalgiques, des anti-inflammatoires, de la kinésithérapie et de l’activité physique adaptée et parfois de la chirurgie. Mais pour de nombreux patientes et patients, ces solutions ne suffisent pas à rompre le cercle vicieux de la douleur chronique.

C’est là que le thermalisme trouve sa place : la grande majorité des stations thermales françaises proposent des cures en orientation rhumatologie. Ces séjours de trois semaines représentent un complément thérapeutique naturel, pris en charge par l’Assurance maladie dans le cadre d’une cure thermale conventionnée.

👉 Pour en savoir plus sur les soins dispensés et les établissements thermaux spécialisés, consultez notre page consacrée à la cure thermale en rhumatologie.

Revenons ici sur les témoignages éclairants de trois femmes ayant réalisé une cure thermale dans le cadre de douleurs dorsales : Patricia dans la station thermale de Dax en Nouvelle-Aquitaine, Gaëlle dans plusieurs stations thermales françaises, et Dominique, curiste également à Dax depuis plus d’une dizaine d’années.

Cure thermale et maux de dos : trois parcours, trois expériences

Dans les témoignages de ces trois femmes, le séjour en établissement thermal apparaît comme une vraie rupture dans le parcours de soin et la vie quotidienne.

Face à la douleur persistante, à l’épuisement physique et moral et aux limites des médicaments, le thermalisme offre un soulagement physique, mais aussi un espace pour reprendre sa santé en main.

Patricia : soulager les lumbagos grâce aux cures à Dax

Patricia, professeure d’anglais et d’espagnol de 55 ans, souffrant d’une discopathie dégénérative, a réalisé cinq cures thermales à Dax avec un objectif clair : soulager ses lumbagos. « Comme l’expliquent les médecins thermaux aux curistes, il est conseillé de faire une cure trois années de suite au même endroit pour un bénéfice maximal. C’est la garantie de passer un hiver tranquille sans lumbagos, sans sciatiques et sans faire de grosses crises », explique-t-elle.

Dominique : retrouver de l’énergie après une opération du dos

Pour Dominique, une retraitée du secrétariat médical âgée de 74 ans, le thermalisme s’est invité dans sa vie il y a 10 ans à la suite d’une opération du dos et de problèmes de circulation. « On ne peut pas partir en cure sans raison », insiste-t-elle, rappelant qu’une cure thermale n’est pas synonyme de vacances, mais un traitement médical encadré.

Gaëlle : préserver sa mobilité au fil des cures

Gaëlle a commencé quant à elle les cures thermales dès l’âge de 11 ans, d’abord pour soulager des problèmes des voies respiratoires. Avec le temps, ses besoins ont évolué et elle s’est tournée, en parallèle, vers les cures en rhumatologie pour soulager des douleurs dorsales et améliorer sa mobilité.

À 33 ans, cette costumière continue de réaliser des cures régulièrement (aux Thermes d’Amélie-les-Bains, de Challes-les-Eaux, de Bagnols-les-Bains et de Jonzac) pour anticiper l’hiver qui peut être éprouvant pour l’organisme. Elle souligne : « Les bienfaits sont multiples. Physiquement, je respire mieux, surtout en hiver où mes bronches sont moins sensibles. J’ai aussi moins de fatigue, moins de stress. Et sur le plan rhumatologique, mes douleurs de dos s’atténuent nettement, je bouge mieux. »

Rompre le cercle vicieux de la douleur

Patricia détaille les liens entre maux de l’esprit et maux de dos. « Quand on ne se sent pas bien, le dos réagit. Et on n’est pas bien quand on a mal au dos. Alors la cure vient rompre ce cercle vicieux. Même si les douleurs reviennent toujours pendant la cure, je sais que le bénéfice vient ensuite ».

Pour Dominique, la cure thermale est également un moment clé qui permet de briser un quotidien rythmé par les douleurs, la souffrance morale et le manque d’envie. « C’est un cercle vertueux : moins de médicaments, plus de repos, une meilleure énergie. Si un jour je devais arrêter, ce serait difficile à vivre. C’est une grande chance d’y avoir accès. »

En partageant son expérience positive de la cure thermale, Gaëlle aime à rappeler qu’un séjour réussi doit cocher plusieurs cases : soins complets, eau de qualité, services complémentaires, suivi médical sérieux, cadre accueillant et dimensions humaines dans les échanges avec le personnel d’accueil et le personnel médical, dont les agents thermaux.

Des bénéfices progressifs et durables

Les trois curistes décrivent un effet progressif, qui augmente au fil des cures et se prolonge longuement après le retour à la maison.

Selon Dominique, qui réalise des cures depuis dix ans, le soulagement s’installe pas à pas, souvent au bout d’une dizaine de jours, et s’étend sur plusieurs semaines après le retour chez soi. « Au milieu de la cure, on est dans une phase de fatigue intense, mais ensuite, la dernière semaine passe très vite, car on commence à sentir les effets positifs. »

Ses mots raisonnent avec ceux de Gaëlle : « La cure n’est pas une simple parenthèse de soins et un moment de repos, comme lorsque l’on part en vacances, car il ne faut pas oublier que les soins fatiguent ».

Ces réactions corporelles, combinant phase de fatigue puis phase de relâchement, expliquent d’ailleurs pourquoi les cures conventionnées sont fixées à trois semaines.

Dominique précise que les améliorations peuvent être ressenties dès la première cure et que « pendant deux à trois mois, je prends beaucoup moins de médicaments et surtout, je dors à nouveau, sans douleur ».

Un mieux-être physique et psychologique

Pour Gaëlle, les cures font partie véritablement de son équilibre : « Elles m’apportent un mieux-être global, tant physique que psychologique. C’est une manière naturelle de préserver mon corps dans le temps ». Elle tient également à bousculer les préjugés et rappeler qu’il est possible de suivre des cures thermales à tous les âges de la vie !

Pour Patricia, fidèle à l’établissement de Dax depuis cinq ans, la cure thermale soigne le corps, mais elle procure aussi des bénéfices à l’esprit. L’apaisement retrouvé permet d’avancer plus positivement et plus sereinement dans la vie.

Derrière leurs mots, Patricia, Gaëlle et Dominique transmettent un message d’espoir et de reconnaissance : la cure thermale a pleinement son rôle à jouer dans la prise en charge des maux de dos.


Sources :

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