Idée reçue : que répondre quand on vous dit que la cure thermale, c’est des vacances ?

Entre soins, prise en charge et séjour en station, les cures thermales continuent d’alimenter certains préjugés. Focus aujourd’hui sur une idée encore répandue : la cure thermale, ce serait des « vacances aux frais de la Sécurité sociale ».
C’est une phrase que vous avez peut-être déjà lue ou entendue : « La cure thermale, c’est des vacances payées par la Sécu ! » Il est vrai que le cadre agréable des stations thermales et la durée du séjour entretiennent sans doute cette perception. Pourtant, contrairement à la thalassothérapie, une cure thermale conventionnée répond avant tout à une logique médicale, avec des soins, des contraintes d’organisation et un reste à charge important pour les curistes.
La cure thermale, une véritable démarche de soins
Le thermalisme est une discipline médicale reconnue par l’Académie nationale de médecine. Il a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs projets de recherche qui ont démontré le « service médical rendu » des cures thermales dans la prise en charge de nombreuses maladies chroniques.
De ce fait, une cure thermale conventionnée doit impérativement être prescrite par un médecin ou un spécialiste, et s’effectuer dans un établissement thermal agréé. Ainsi, lorsqu’un malade chronique part en cure thermale, il le fait dans le but de :
- soulager ses douleurs physiques (articulaires, viscérales, vasculaires…) ;
- augmenter ses capacités fonctionnelles ;
- diminuer sa consommation médicamenteuse ;
- et améliorer sa qualité de vie.
De plus, les soins thermaux dispensés sont souvent source de grande fatigue durant la cure thermale. Ils se focalisent en effet sur la pathologie et ses symptômes, via l’action de l’eau thermale sur l’organisme, ce qui s’avère parfois éprouvant pour le corps.
Le choix de la station thermale dépend avant tout de l’orientation thérapeutique
Contrairement à un séjour de vacances, une cure thermale conventionnée ne se choisit pas uniquement pour son cadre ou sa localisation. En effet, la station thermale doit être en mesure de prendre en charge la pathologie du curiste, qui s’inscrit dans une ou plusieurs des 12 orientations thérapeutiques reconnues par la Sécurité sociale. Toutes les stations ne proposent pas les mêmes indications, ce qui encadre naturellement le choix du lieu de cure.
Liste des principales orientations thérapeutiques avec quelques exemples d’établissements thermaux possibles
Rhumatologie (RH)
- Thermes d’Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales)
- Thermes d’Amnéville (Moselle)
- Thermes d’Ax-les-Thermes (Ariège)
- Thermes de Bagnols-les-Bains (Lozère)
- Thermes de Berthemont-les-Bains (Alpes-Maritimes)
- Thermes de Royat (Puy-de-Dôme)
- Thermes Adour — Saint-Paul-lès-Dax (Landes)
- Thermes de Salins-les-Bains (Jura)
Phlébologie (PHL)
- Bagnoles-de-l’Orne (Orne)
- Balaruc-les-Bains (Hérault)
- Thermes Adour — Dax (Landes)
- Thermes Bérot — Dax (Landes)
- Thermes Borda — Dax (Landes)
- Les Thermes — Dax (Landes)
- Saubusse (Landes)
Affections digestives et maladies métaboliques (AD)
- Thermes de Brides-les-Bains (Savoie)
- Thermes de Capvern-les-Bains (Hautes-Pyrénées)
- Thermes de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme)
- Thermes de Vals-les-Bains (Ardèche)
- Thermes de Vichy (Allier)
- Thermes de Vittel (Vosges)
Voies respiratoires (VR)
- Thermes de Barèges (Hautes-Pyrénées)
- Thermes de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne)
- Thermes de Cauterets (Hautes-Pyrénées)
- Thermes de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)
- Thermes de Luchon (Haute-Garonne)
Dermatologie (DER)
- Centre thermal Avène (Hérault)
- Grands Thermes de La Bourboule (Puy-de-Dôme)
- Thermes des Fumades (Gard)
- Centre thermal La Roche-Posay (Vienne)
- Thermes de Saint-Gervais Mont-Blanc (Haute-Savoie)
Affections urinaires et maladies métaboliques (AU)
- Thermes d’Aulus-les-Bains (Ariège)
- Thermes de Contrexéville (Vosges)
Gynécologie (GYN)
- Thermes d’Évaux-les-Bains (Creuse)
- Thermes de Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques)
Affections psychosomatiques (PSY)
- Grands Thermes de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)
- Thermes de Saujon (Charente-Maritime)
Une durée de trois semaines nécessaire à l’efficacité de la cure
Le fait qu’une cure thermale conventionnée s’étende sur trois semaines alimente souvent l’idée que « la cure thermale c’est des vacances ». Pourtant, cette durée ne doit rien au hasard : elle correspond au format nécessaire pour permettre aux soins thermaux de produire leurs effets dans de bonnes conditions. Le rythme de la cure laisse aussi au curiste le temps de récupérer entre les soins, de mieux supporter la fatigue inhérente et d’inscrire cette parenthèse dans une véritable démarche de santé.
Cette temporalité favorise également le repos, la détente et la prise de distance avec le quotidien, des dimensions qui participent pleinement à la prise en charge. Situées dans des environnements souvent calmes et agréables, les stations thermales offrent un cadre propice à la déconnexion. Les activités proposées sur place ne transforment pas la cure en séjour de vacances : elles contribuent plutôt au mieux-être global du curiste, en l’aidant à relâcher la pression et à mieux vivre avec sa pathologie.
Un investissement financier non négligeable pour les curistes
On vient de le démontrer, la cure thermale ce n’est pas des vacances, mais est-ce vraiment gratuit ? Il est vrai que la Sécurité sociale rembourse en partie les cures thermales conventionnées. Mais si l’on décortique les modalités de cette prise en charge, on comprend très vite que la cure représente un coût important malgré tout.
En effet, l’Assurance maladie rembourse les soins d’hydrothérapie à hauteur de 65 % et le suivi médical à hauteur de 70 %. Le reste est à la charge du curiste — sauf si la mutuelle en complète une partie. Au-delà du côté médical, l’hébergement pour les trois semaines de séjour thermal ainsi que le transport restent le plus souvent à la charge du curiste (excepté dans le cas d’une ALD, d’une maladie professionnelle ou d’un accident de travail).
Concrètement, un curiste débourse 1 300 euros en moyenne de sa poche. Il est à noter également que la cure thermale n’implique généralement pas un arrêt de travail et nécessite de prendre sur ses jours de congé.
Un coût marginal pour l’Assurance maladie
Pour les derniers réfractaires qui estiment que la cure thermale constitue une dépense inutile pour l’Assurance maladie : le coût du thermalisme ne représente que 0,15 % des dépenses annuelles de la Sécurité sociale. De plus, les bienfaits de la cure thermale permettent au patient de réaliser des économies sur le long terme avec une réduction de certaines dépenses de santé : médicaments, consultations, arrêts maladie, hospitalisations, etc.
👉 Et vous, avez-vous déjà entendu dire que la cure thermale c’était des vacances ? Qu’en pensez-vous ?
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16 commentaires
moi je recherche une location pour une cure a amnéville en moselle pour 2027 avec mon mari et mon chat pas trop chère maxi 600€ les 3 semaines merci je vais actuellement a luxeuil mais je vousdrais changer l’an prochain
Je recherche une station thermale qui soulage ces deux orientations : arthrose et syndrome de l’intestin irritable. Merci pour votre réponse.
Bonjour je voudrais juste revenir sur la question n°6, où vous dites que les frais de transport et hébergement sont pris en charge par la sécurité sociale en cas d’ALD : ce n’est plus exact depuis quelques années car même dans ce cas d’ALD les prestations supplémentaires sont soumis à un plafond de ressources à ne pas dépasser.
La cure thermale n’est pas des vacances.Les soins sont pris en charge par la SS pour ALD.Le reste est à notre charge. Frais de route,hébergement,tout à un coût.
Fatigué,donc repos.Un peu de relâche le week-end week-end.
Depuis 10 ans que je vais en cure je ne pense pas que celle-ci soit des vacances. Certes c’est l’occasion d’associer soins qui me font beaucoup de bien et randonnées, n’y étant pas allé 2 fois de suite pour cause Covid , j’ai ressenti nettement le manque sur ma pathologie. j’y suis vite retourné en septembre 2021 , tout s’est trés bien passé et bien organisé, vivement avril 2022 pour reprendre les soins.
Après quatre interventions chirurgicales au niveau de la colonne vertébrale, si je ne faisais pas de cure thermale en rhumatologie, je serais dans l’obligation de prendre régulièrement des anti-inflammatoires et autres antalgiques pour soulager les douleurs, comme ce fut le cas en 2020. Dire que la cure serait des vacances est exagéré. Cette rengaine ne date pas d’hier, et dans une période d’austérité, ce que l’on peut craindre c’est un déremboursement de tout ou partie des soins. Pour moi, qui me rend à Saint Paul les Dax, ce sont 2070 km aller et retour, plus les frais de péage, et l’hébergement et rien de tout cela n’ est pris en charge par la sécu (mais je ne demande rien) et contrairement aux idées reçues, nous ne nous rendons pas à la guinguette l’ après-midi.
La cure = SOINS, donc, ce n’est pas des vacances même si une petite balade est réalisée le Dimanche, seul jour sans soins. Le reste du temps, c’est repos et cela fait du bien
Pour moi la cure n’est pas des vacances…d’accord je visite le week-end mais tous les jours repos. Pas fait de cure en 2021, mon corps me le fait savoir aïe aïe
c’est bien vrai une cure thermale ce m’est pas des vacances peut importe ou on va repos pour avoir les bien fais de cette cure et ca coute assez chère la sécurité sociale me prend pas tous en charge comme beaucoup de gens pense vivement août que je fasse ma cure j’ai hâte avec toute cette humiditer en ce moment
Comment pouvez-vous proposer vos cures alors que le pass vanication est obligatoire.
Tout d’abord, jusqu’à preuve du contraire, l’Officiel du Thermalisme ne propose pas de cure. Il conseille, il informe au mieux en fonction de vos pathologies. Seul votre médecin peut vous « proposer » une cure si vous en faites la demande. Deuxième point: puisqu’apparemment vous n’êtes pas vacciné, c’est donc que vous ne croyez pas aux vertus des vaccins. Alors pourquoi croire aux vertus des cures dont vous ne pourriez pas profiter sans pass vaccinal. Quant au pass « VANICATION » dont vous faites état, il n’est obligatoire qu’au Bois de Boulogne par exemple, mais pour « niquer », on appelle plutôt ça, un préservatif. Bonne cure quand même !!!
Non, la cure ce n’est pas des vacances. J’en ai besoin pour ne pas être en arrêt de travail le restant de l’année. De plus, cela me permet d’avoir moins de médicaments à prendre. Le restant à ma charge : hébergement, transport… est d’environ 2300 €.
Non, faire une cure, c’est fatiguant, mais les bienfaits sont réels. Le covid ne m’a pas permis d’y aller ces 2 dernières années et les douleurs sont revenues de plus belle. Je n’ai plus que les anti inflammatoires et la kiné pour me soulager
bonjour Alors non Une cure ce n’est pas du tout des vacances ! ce sont des soins qui nous font du bien car nous avons une ou plusieurs pathologies qui demandent des soulagements que la cure nous apporte. En 2020 pas de cure et bien les douleurs sont revenues plus fortes En 2021 tout s’est très bien déroulé, le protocole est sérieux et chacun a pris soin de respecter les consignes Vivement la cure de 2022
oui, d’ailleurs la législation a changé. Plus de congé maladie mais pose de congés annuels ! Tout est dit !
pas du tout pour moi , je vais en cure pour les soins qui me font du bien ..
je ne suis pas allée en 2020 , dû au covid , je l’ai ressenti ..je suis vite retournée en 2021 , tout s’est trés bien passé et bien organisé ..cette année je retourne …